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Zones défavorisées : Bruxelles valide… Et après ?!

Loup

Zones défavorisées : Bruxelles valide… Et après ?!

Suite à la validation de la carte des nouvelles zones défavorisées par la Commission européenne, la CR se réjouit du rejet de l’ICHN végétale[1], d’une dégressivité plus forte que prévu de l’aide versée aux agriculteurs sortant du zonage et du maintien de la majoration de la DJA accordée aux jeunes installés[2].

Reste que les modalités du financement du futur zonage ne sont toujours pas connues. Avec quel argent les 8 000 bénéficiaires supplémentaires seront-ils payés ?

La CR refuse tant le transfert du 1er vers le 2nd pilier que la réduction du montant de l’aide par bénéficiaire, celle-ci ne pouvant se réduire à un saupoudrage, afin de rester efficace.

De plus, au-delà des audits d’exploitation aucune piste vraiment sérieuse n’est envisagée pour soutenir les éleveurs sortant du zonage.

Nous entrevoyons difficilement quelles solutions miraculeuses vont pouvoir émerger du rapport du CGAAER sur les zones intermédiaires, au-delà de l’inventaire des difficultés et spécificités propres à ces zones. Mais une fois le diagnostic posé, que faudra-t-il faire ? Pour développer la vente directe, encore faut-il avoir un bassin de consommateurs à proximité.

Il est ressorti des réunions départementales et régionales que pour certains éleveurs exclus du zonage, cette ICHN constitue tout ou partie de leur revenu. Dans certains secteurs, l’élevage est directement menacé. Or, quand c’est autorisé, retourner les prairies pour faire des céréales[3] à un faible niveau de rendement et vendues au cours mondial ne garantit aucune rentabilité et pénalise l’autonomie alimentaire du troupeau quand il en reste un.

Perte de l’ICHN, obligation de garder des prairies, des prix qui dégringolent avec des importations en hausse… Pour la CR, tous ces éleveurs sont des laissés pour compte de la politique agricole commune, clairement incapable aujourd’hui de contribuer à maintenir une activité agricole dans des zones plus fragiles.

Alors que les discussions actuelles sur la future PAC n’envisagent pas de réel virage, la seule solution d’envergure se trouve pourtant bien dans la PAC qui doit être réellement protectrice, comme la CR le propose.

[1]L’ICHN ayant vocation à aider les éleveurs, pas les céréaliers, sauf en haute montagne
[2]La CR demande en outre la gratuité des avenants pour toute modification du Plan d’Entreprise rendue nécessaire par la sortie du zonage.

[3]Dans la limite et sous la contrainte de ne pas dégrader le ratio « prairie » du verdissement de la PAC, sous peine de devoir réimplanter. Pourtant, il est demandé depuis 1992 aux agriculteurs d’être à l’écoute des signaux du marché…