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Un droit de participation restreint pour les éleveurs engagés

Un droit de participation restreint pour les éleveurs engagés

Mercredi 14 avril, une réunion s’est tenue entre les structures agricoles (CR, FNSEA, JA, Chambre d’agriculture, préfet, DDT, etc.) et les directeurs de différentes enseignes GMS du département du Cher (Leclerc, Intermarché, Hyper U). Une première réunion avait déjà eu lieu en 2020, à laquelle la Coordination Rurale n’avait pas eu l’honneur d’être conviée.

Une charte entre GMS et éleveurs engagés

Actuellement, 38 éleveurs engagés ont signé une charte avec les GMS. Pour une meilleure qualité de viande, la charte stipule que les animaux doivent être engraissés sur l’exploitation mais sans maïs d’ensilage. D’une manière générale, les éleveurs engagés sont satisfaits de leur collaboration avec les GMS. Ils éprouvent cependant des difficultés à fournir une viande de qualité régulièrement. De plus, les GMS achètent les carcasses à un tarif donné, selon une grille de tarif établie par l’Institut de l’élevage. Le Leclerc de St Amand est le principal acheteur, grâce notamment à une clientèle fidèle et donc à un rayon de viande en constante évolution.

Cette démarche reste néanmoins longue à se développer. Même le plan de relance ne permet pas de développer cet engagement. En effet, pour rester dans un système de circuit court, les éleveurs ne souhaitent pas faire intervenir d’acteurs intermédiaires. Or, c’est exactement et uniquement ce que prévoit le plan de relance : faire participer des acteurs intermédiaires.

Droit de participation réservé uniquement à la FNSEA…

Cet engagement des GMS envers les éleveurs est intéressant. Le seul problème réside dans le fait que seuls les éleveurs JA et FNSEA ont le droit de participer à cette démarche engagée !

Geneviève de Brach, présidente de la CR18, se pose alors la question de la légitimité de cette contrainte.  « On se croirait en URSS où il faut la carte du parti pour avoir le droit de participer et de vendre aux GMS ! » dénonce-t-elle.

La HVE des terres du Berry

La réunion s’est clôturée par la présentation de la HVE des terres du Berry, en production végétale. Cette association HVE fait partie du Conseil de l’Agriculture française du Cher dont la FNSEA fait partie mais pas uniquement. « Au moins c’est rassurant vous pouvez être HVE sans faire partie de la FNSEA /JA » déclare Geneviève de Brach.

Elle se pose néanmoins d’autres questions quant à la certification de cette HVE, « qu’est-ce que la HVE va apporter à un agriculteur ? Il y a une demande du consommateur évidente mais ne va-t-il pas se perdre au milieu de tous ces labels ? » La présidente de la CR18 propose plutôt « un étiquetage simple et clair qui indiquerait aux consommateurs si le produit est français et local ou étranger avec ce risque de non-respect des normes imposées en France. Noublions pas qu’il est libre de choisir en connaissance de cause !« 

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