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Signature du contrat de solutions : encore une vaste supercherie !

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Signature du contrat de solutions : encore une vaste supercherie !

La FNSEA – en charge du marketing pour la promotion de ce contrat dit « de solutions »  – martèle depuis des semaines qu’il existe une vision partagée entre le gouvernement et ses organisations satellites (près d’une quarantaine) sur les moyens de réduire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques.

Didier Guillaume a signé au nom du gouvernement une ébauche et non le contrat de solutions dans son intégralité, ce qui fait une grande différence. Quel autre intérêt pour cette communication vide de sens que de faire signer un texte creux sur la volonté d’accélérer la recherche et l’innovation ? Tout le monde partage cet avis, il n’y a pas besoin d’en faire une cérémonie ! En signant un préambule il n’y a aucun véritable engagement de la part du gouvernement alors arrêtons de nous faire croire une fois de plus que cela va révolutionner l’agriculture.

Plus grave encore, ce contrat – qui pour la CR est une simple répétition des fiches actions des Certificats d’économie de produits phytosanitaires (CEPP) lancés par le gouvernement précédent – ne propose aucune solution concrète mais à l’inverse une vision perverse de l’agriculture en sous-entendant une fois encore que l’agriculture française est source de toutes les pollutions.
« Proposant un livret de solutions et martelant que l’agriculture doit s’engager dans une transition écologique devant réduire son utilisation des produits phytopharmaceutiques, la FNSEA signifie en creux que les agriculteurs polluent et qu’ils doivent donc se soumettre à de nouvelles contraintes. Comme toujours pour ce faire, le syndicat d’État propose un système organisé et payant. On a connu le réseau FARRE, Fertimieux, Irrimieux… dans tous les cas il s’agit de formations payantes et d’un encadrement de la profession qui, au final, profite principalement aux structures para-agricoles » dénonce Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale.

La Coordination Rurale rejoint l’ensemble des parties prenantes, il est nécessaire d’augmenter les fonds de la recherche pour trouver des solutions novatrices pour notre agriculture. Pour ce faire, le syndicat demande que l’on reconnaisse financièrement la capacité des agriculteurs à trouver des solutions innovantes grâce à la recherche réalisée sur leurs exploitations au lieu de les intégrer toujours un peu plus.