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Pas de vacances pour le loup…

Pas de vacances pour le loup…

Alors que les attaques sur les troupeaux semblent prendre de plus en plus d’ampleur au fil des semaines qui passent, l’inquiétude gagnent les éleveurs aubois et haut-marnais en cette période propice de « mise en repos » des instances administratives.

Le week end du 22 juin dernier a été particulièrement meurtrier pour une exploitation située sur la commune de Nully (52). Sur les 30 brebis attaquées, 8 sont mortes et 24 ont été blessées. Les analyse sur les dépouilles des moutons sont en cours et le Préfet de Haute-Marne, qui s’était rendu sur place, avait indiqué que des rondes de nuit seraient mises en place afin de procéder à des opérations d’effarouchement du canidé.

Reste qu’aujourd’hui encore, c’est le déni du loup par les différentes instances administratives qui prévaut et incite les techniciens de l’ONCFS à pratiquer la langue de bois : « Après les analyses du terrain, on sait que c’est un grand canidé mais en l’absence d’excréments ou de poils qui permettraient une analyse ADN, on ne peut pas dire avec certitude si c’est un loup ou un chien errant », a précisé Vincent Montibert, le responsable départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (Oncfs). Selon lui, les patrouilles qui circuleront à l’aurore et à l’aube vont tenter « dans un premier temps d’identifier l’animal puis de l’effrayer pour le délocaliser dans un territoire moins sensible » (Source : Le Figaro). Mais pousser le ou les loups vers la Côte d’Or, est-ce une solution ?

A ce jour, aucune mesure de protection des élevages n’a été mise en œuvre. Dans un communiqué, le collectif vosgien Biodiversit’haies 88 estime que la situation actuellement vécue par les éleveurs haut-marnais, aubois et vosgiens aurait dû être anticipée par les pouvoirs publics et appelle les Préfets de ces départements à prendre leurs responsabilités.