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Macron en Côte-d’Or : la CR BFC reste sur sa faim !

E.Macron et J.Denormandie Etaules

Macron en Côte-d’Or : la CR BFC reste sur sa faim !

La Coordination Rurale de Bourgogne-Franche-Comté, représentée par Marc Saumont son Président et Emmanuel Rizzi, a pu assister à la présentation du bilan des États Généraux de l’Alimentation par Emmanuel Macron à Étaules ce mardi 23 février.

Autour de la table ronde, animée par Serge Papin – ancien directeur de système U et chargé par le ministère de travailler sur la répartition de la valeur dans la filière – de nombreux acteurs de l’agroalimentaire étaient présents et notamment de la filière laitière, mais relativement peu d’agriculteurs…

À part un discours volontariste et une mise en avant des cas positifs (si du lait à 350€/tonne est bien un cas positif…), il n’y a pas eu de véritable annonce.
Si le gouvernement semble bien conscient de la nécessité d’avoir des prix rémunérateurs et voit la contractualisation comme une réponse, il refuse toujours d’admettre que les prix trop bas payés aux producteurs sont la conséquence de la concurrence déloyale que le commerce international impose à l’agriculture française.

M. Saumont et E. Rizzi avec ministre

Après le départ du président à 14h30, le ministre Julien Denormandie est resté sur place et a reçu un à un les syndicats à la Préfecture de Dijon.

Ce fut l’occasion pour nos deux représentants d’attirer l’attention du ministre sur les conséquences de la convention climat et notamment sur la baisse de compétitivité qu’engendrerait une hausse des taxes sur les engrais.

Le second dossier évoqué fut celui du loup et de son récent retour en terres bourguignonnes. Le ministre s’est tourné vers le Préfet pour s’assurer que tout avait été fait pour autoriser le tir des animaux posant problème. Tous deux ont convenu que le milieu et les habitudes d’élevage bourguignonnes ne permettaient pas la mise en place de moyens de protection efficaces et qu’il serait préférable que le loup ne s’implante pas durablement en dehors de certains territoires comme l’arc alpin.

Enfin, Marc Saumont et Emmanuel Rizzi ont pu évoquer l’agrivoltaïsme et quelques sujets divers, mais l’entretien s’est trouvé bien vite écourté, et nombre de nos revendications n’ont pu être abordées. Dans l’ensemble, cette journée a permis de toucher du doigt de réels problèmes, mais une nouvelle fois, beaucoup de grands principes pour trop peu de réponses concrètes aux difficultés de notre agriculture…