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L’Autorité de la Concurrence, française, a condamné les endiviers français pour entente sur les prix

L’Autorité de la Concurrence, française, a condamné les endiviers français pour entente sur les prix

Endive

Que reproche-t-on exactement aux producteurs ?

Leur concertation sur les prix, leurs offres promotionnelles et leurs échanges réguliers d’informations sur les marchés et les prix constituent les principaux motifs de la condamnation.
L’Autorité de la Concurrence, saisie en 2008 par la ministre Christine Lagarde, leur reproche d’avoir imposé sur le marché français de l’endive une organisation se substituant à la jungle de la supposée libre concurrence.

Pourquoi l’ont-ils fait ?

Ces pratiques, de fait, sont nécessaires et c’est d’ailleurs  l’État français qui incite  les producteurs à se regrouper afin de concentrer leur offre vis-à-vis de la concentration de la  grande distribution.

La CR condamne ce jugement

L’État français, dont dépend l’Autorité de la Concurrence est donc ici en pleine et grave incohérence puisqu’il condamne des producteurs d’avoir répondu à ses demandes de regroupement. Il ne fait d’ailleurs que récidiver puisque, pour mémoire, l’Association Nationale Pommes-Poires avait été jugée en position dominante sur le marché pour regrouper la majorité de la production alors même que son objet est de regrouper les producteurs.

Des conséquences importantes

De fait, ce mécanisme condamné qui avait pour objectif de protéger les producteurs d’endives  n’a eu qu’un effet très relatif puisque leur nombre s’est effondré de 5 000 en 1992 à 350 aujourd’hui. L’amende de 3,6 millions € qui semble faible à l’Autorité de la Concurrence va mettre ceux qui ont subsisté en grande difficulté.

La CR demande à l’État de prendre ses responsabilités

La CR demande à l’État de clarifier une bonne fois pour toute sa politique et de dire clairement ce qu’il veut :
préserver suffisamment de producteurs en leur permettant de se regrouper face à l’oligopole de la grande distribution pour vendre leurs produits à un prix rémunérateur,  ou faire sans cesse baisser leurs prix sous prétexte de libérer du pouvoir d’achat aux consommateurs pour d’autres biens  de consommation.

La CR trouvera la  réponse à cette question dans la réaction attendue du gouvernement : soit il suit sans mot dire la position de l’Autorité de la Concurrence, soit il manifeste clairement sa volonté de réformer les règles du  droit de la concurrence en l’adaptant aux réalités de l’agriculture et il efface immédiatement les inadmissibles sanctions financières.

 

Contacts presse :
Adeline Delmas – Animatrice section Fruits et Légumes – 06 71 28 05 87
Aurore Demarigny – Chargée de Communication – 06 76 52 01 03