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La CGB répond à nos questions : jaunisse, néonicotinoïdes, logistique, indemnisation

La CGB répond à nos questions : jaunisse, néonicotinoïdes, logistique, indemnisation

Après le Conseil d’Administration de la CR 28, qui s’est tenu à Chartres le 18 février, Alexandre Pelé, président Régional du Centre-Val de Loire de la CGB ( Confédération Générale des planteurs de Betteraves) est intervenu pour répondre aux questions des adhérents présents.

La jaunisse, les néonicotinoïdes et les pucerons

Lors de l’expertise menée par la CRUN en septembre 2020, les rendements étaient estimés à 75 t/ha. Trois semaines plus tard, la réalité avait rattrapé la fiction. Les rendements avaient diminué de moitié à cause de la jaunisse. Même une irrigation constante n’a pas permis une amélioration de ces rendements. Le département qui s’en sort le mieux est le Loir-et-Cher. Bien que les rendements ne soient pas florissants, ce département a été moins touché par les pucerons (2 souches contre 4 souches de pucerons pour les autres départements) et donc moins touché par les maladies. Même au niveau des producteurs de betteraves bio, le rendement n’est pas bon, bien qu’il n’est pas été affecté de la même façon par les pucerons grâce à des semences plus tardives.

La logistique des camions notamment ceux des camions mixtes

« Ils sont souvent utilisés pour optimiser le transport. La limite de cette logistique est qu’on ne peut pas savoir de quels producteurs viennent les betteraves, il est donc impossible de produire des échantillons sur ces camions. », explique Alexandre Pelé. Il rappelle que chaque camion doit être encodé pour être vidé et qu’en fonction du coopérateur (Cristal Union, Téréos, etc.), l’encodage n’est pas le même.

Le point d’avancement de l’indemnisation des producteurs touchés par la jaunisse

Le ministre de l’Agriculture a annoncé que 100 millions d’euros seront débloqués pour l’indemnisation des producteurs touchés par la jaunisse. Mais comment toucher l’indemnisation ?

Il faut d’abord faire une moyenne des trois meilleures années entre 2015 et 2019, puis retirer une franchise de 30 % pour les agriculteurs assurés contre les aléas climatiques et de 35 % pour les non-assurés (palier d’indemnité). De ce résultat, il faut ensuite déduire le rendement obtenu pour l’année 2020 et le multiplier par 26€/t. Cela donnera indemnisation prévue par l’État à l’hectare, à multiplier par le nombre d’hectares. On obtient ainsi l’indemnité.

Données pour les exemples ci-dessous :

  • Moyenne des 3 meilleures années = 100 tonnes
  • Rendement 2020 = 45 tonnes
  • Surface cultivée en betterave = 15 hectares
  • Prix de la betterave en 2020 = 26 €/t

 

Exemple pour un assuré climatique :

  • 100t – 30 % = 70t (palier d’indemnité)
  • 70t – 45t = 25t * 26€/t = 650€ * 15 ha = 9 750€ d’indemnité.

 

Exemple pour un non-assuré climatique :

  • 100t – 35 % = 65t (palier d’indemnité)
  • 65t – 45t = 20t * 26€/t = 520€ * 15 ha = 7 800€ d’indemnité.