L'info régionale

Réseaux sociaux

Franck Charpentier à la rencontre de Julien Denormandie

Julien Denormandie

Franck Charpentier à la rencontre de Julien Denormandie

Ce vendredi 22 janvier, alors que le ministre de l’Agriculture était en déplacement dans la Marne pour promouvoir le volet protéique du plan de relance, Franck Charpentier, Président de la Coordination Rurale de la Marne, est allé à sa rencontre. L’occasion pour la CR 51 de présenter ses positions sur ce sujet, mais aussi de faire connaître les problématiques agricoles marnaises.

Un plan protéines mal réparti.

Lors de l’annonce du plan de relance, le ministre de l’Agriculture a décidé d’octroyer 100 millions d’euros pour le volet protéines. Sur ces 100 millions d’euros, 80 millions sont dédiés à l’aide à l’investissement de matériels utilisés dans la production de protéines et 20 autres millions iront à l’aménagement et à la structuration de la filière protéines française.

Pour Franck Charpentier, il aurait fallu intervertir ces deux enveloppes : « Alors que nous sommes dans une période où l’on se bat pour des prix rémunérateurs et pour permettre aux agriculteurs de gagner leur vie, l’aide à l’investissement va dans la mauvaise direction. Investir plus ne fera qu’augmenter l’endettement des agriculteurs. Au contraire, il faut valoriser la filière tout entière pour permettre aux agriculteurs de vivre de la production de protéines. ».

Il est important aussi de rappeler qu’au vu du nombre d’agriculteurs sur le territoire, l’enveloppe de 80 millions pour de l’achat de matériel reste bien dérisoire et pas suffisamment élevée pour que tous puissent en bénéficier pleinement.

La méthanisation et le budget de l’agence de l’eau : deux problématiques locales mises sur la table.

Cette rencontre a aussi permis au Président de la CR 51 de revenir sur deux problématiques locales.

Alors que l’on cherche à retrouver en France notre souveraineté alimentaire, pour Franck Charpentier, il est incohérent que d’un autre coté, on pousse au développement massif d’unités de méthanisations. En effet, tout ce qui rentre dans une unité de méthanisation est une perte pour nos marchés et donc contribue à une fragilisation de notre souveraineté alimentaire. Il est utile de rappeler que l’expansion de la filière méthanisation est due au fait que les filières traditionnelles ne permettent plus aux agriculteurs d’avoir des prix rémunérateurs depuis plusieurs années. Notre souveraineté alimentaire ne pourra donc passer que par des prix rémunérateurs pour les agriculteurs.

L’autre point qui a été abordé est la faible participation de l’agence de l’eau aux subventions des aménagements agricoles permettant la préservation de la qualité de l’eau dans le département. Alors que de plus en plus, les agriculteurs investissent pour mieux préserver la qualité de l’eau, cette faible participation nous semble aberrante. Elle est d’autant plus injustifiée que l’agence de l’eau participe fortement à l’aide à l’investissement dans certains départements comme la Seine-et-Marne.

Nous espérons maintenant que le ministre de l’Agriculture ira dans le sens de nos revendications et qu’il saura répondre à nos attentes.