L'info régionale

Réseaux sociaux

Attaque de loup dans l’Aube: mise en garde

attaque de loup

Attaque de loup dans l’Aube: mise en garde

Dans la nuit du 9 au 10 mai, un troupeau d’ovins a été victime d’une attaque à Villiers-le-Bois (10). Le rapport d’expertise de l’ONCFS conclut à une « mortalité liée à une prédation avec responsabilité du loup non écartée ».

Il est à rappeler que pour les éleveurs qui le souhaiteraient, un soutien psychologique est assuré par la MSA. La demande est à effectuer auprès de la DDT (M. BRUANT tel  : 03 25 71 18 52 – courriel : pascal.bruant@aube.gouv.fr).

La DDT met au point une fiche réflexe à laquelle les éleveurs doivent se référer en cas d’attaque de loup.

Cas n°1 : vous n’avez pas subi d’attaques

Les éleveurs doivent tout d’abord rentrer les animaux la nuit si possible, le cas échéant de les regrouper dans un enclos sécurisé. Il est conseillé de surveiller régulièrement les animaux afin de déceler d’éventuels comportements anormaux et de procéder à un comptage.

Cas n°2 : pour les éleveurs ayant subi une attaque pour la première fois

Il est primordial de prévenir le service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (tel : 06 27 02 57 29) qui procédera à un constat. Il est ensuite recommandé de protéger les cadavres d’animaux de la sur-prédation sans les déplacer et éviter de piétiner le site afin de préserver les éventuels traces ou indices laissés par le prédateur.
Naturellement, il est également préconisé de mettre à l’abri les animaux blessés et les soigner et de mettre en place une protection du troupeau au pâturage par la pose d’une clôture agréée par la Direction Départementale des Territoires (M. BRUANT – tel : 03 25 71 18 52 ), auprès de laquelle vous pourrez solliciter, le cas échéant, la remise d’un filet de protection et d’un poste d’électrification.

En ce qui concerne le constat:

  • noter le nombre d’animaux présents au pâturage lors de l’attaque
  • noter le nombre d’animaux présents au pâturage lors de l’attaque
  • tenir le registre d’élevage à disposition des agents chargés du constat

Il vous est possible de mettre en œuvre, sans autorisation spécifique, des mesures d’effarouchement olfactives, visuelles ou sonores.
Dans ce cadre, vous pouvez procéder ou faire procéder par tout détenteur d’un permis de chasse validé à des tirs d’effarouchement non létaux, à l’aide d’un fusil de chasse et de munitions du type grenaille métallique de numéro 8 et au-delà, ou balles en caoutchouc ou de chevrotine en caoutchouc.

Cas n°3: vous subissez une nouvelle attaque

Il est recommandé à nouveau d’appliquer les mesures prévues aux cas précédents.
Mais vous pouvez également solliciter auprès de la Direction Départementale des Territoires (M. BRUANT – tel : 03 25 71 18 52) une autorisation de tirs de défense simple ou renforcée délivrée par le préfet. Cette autorisation ne peut être délivrée que si les mesures
de protection du troupeau mentionnées précédemment sont déjà mises en œuvre.
Les modalités d’exercice de ces tirs vous seront explicitées si l’autorisation vous est accordée.

Cliquez ici pour obtenir la fiche Réflexe.