L'info régionale

Réseaux sociaux

Les annonces sur le bien-être animal doivent être accompagnées d’un plan opérationnel

brebis

Les annonces sur le bien-être animal doivent être accompagnées d’un plan opérationnel

Les annonces en faveur du bien-être animal (BEA) présentées par le ministre de l’Agriculture, ce mardi 28 janvier, ont une nouvelle fois manqué de clarté. En effet, la Coordination Rurale s’interroge sur les propositions alternatives qui pourront être adoptées par les éleveurs afin de répondre à ces nouvelles exigences.

L’évolution des normes de production, si tant est qu’elles reflètent les attentes des consommateurs, doit obligatoirement répondre à trois impératifs fondamentaux :

Être réaliste et opérationnelle : au stade actuel des recherches, la détermination du sexe des poussins avant l’éclosion n’est pas applicable à grande échelle.

Être économiquement viable : concernant l’interdiction de la castration à vif des porcelets, le ministre n’a pas évoqué de solutions alternatives. Aucune technique fiable n’existe pour identifier les carcasses odorantes. Ceci fait courir le risque de voir des consommateurs se détourner de la viande de porcs. Qui supportera le coût de la perte d’une carcasse odorante ? L’éleveur une nouvelle fois ? Si nous disposions des moyens de valoriser l’ensemble de la production sans castration, tous les industriels auraient imité la Cooperl.

Être réciproque : les normes de production françaises doivent être appliquées à l’ensemble des denrées disponibles sur le marché, y compris aux importations. Pour cette raison, la CR craint que ces normes nationales pénalisent un peu plus la compétitivité agricole.

Flou sur l’étiquetage des modes d’élevage

Les réunions préalables aux annonces du ministre relatives à la mise en place expérimentale d’un étiquetage du mode d’élevage au niveau européen n’ont levé que très peu de doutes sur les critères qui seront appliqués (densité, plein air, mode d’alimentation …). La CR a toujours fait de l’étiquetage intégral sa priorité dans un souci de transparence vis-à-vis des consommateurs, à commencer par l’origine des viandes. Cependant, le syndicat estime que les annonces du ministre de l’Agriculture manquent cruellement d’un programme opérationnel clair et viable pour les agriculteurs. La CR craint que cet étiquetage entraîne le bannissement d’une partie de la production française des rayons au profit de produits d’importation.