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EGA : comment sortir des « choix absurdes » de la filière céréalière ?

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EGA : comment sortir des « choix absurdes » de la filière céréalière ?

Hier, lors de son allocution à Rungis, Emmanuel Macron a cité des « choix absurdes » de productions en prenant l’exemple du porc et du poulet. L’Organisation des producteurs de grains (OPG) de la Coordination Rurale comprend à travers ces propos que la filière des grains est également largement concernée. Les organisations de la filière, en ne parlant que d’exportations et en flattant les céréaliers en comparant leur système économique à celui d’Airbus, ont largement contribué à déformer nos assolements et notre balance commerciale.

 

Mais comment sortir par la filière de « choix absurdes » qu’elle a elle-même créé et contribue chaque jour à accentuer ?

Depuis 50 ans, cette filière a tout misé sur le blé, délaissant les autres productions comme le maïs, les oléagineux, les protéagineux, au premier rang desquels le soja et la luzerne. Résultat : l’Union européenne importe chaque année plus de 50 millions de tonnes de soja, majoritairement OGM, et 15 millions de tonnes de maïs, non moins transgénique.

Pour l’OPG de la CR, les prix de toutes les productions agricoles se calant sur les cours du blé, c’est toute l’agriculture qui est pénalisée par cette absurdité de la prétendue vocation exportatrice.

Alors que notre production de grains est globalement déficitaire, ce mécanisme absurde nous a rendus artificiellement excédentaire en blé et nous oblige à courir après des marchés de plus en plus lointains. Au final, les prix des grandes cultures ont été divisés par 3 en 30 ans, et les producteurs n’ont plus de revenu depuis 5 ans.

Pour les grandes cultures, la contractualisation et la définition d’un prix de vente par le producteur, supérieur à ses coûts de production, ne sont pas possibles pour le moment à cause d’acteurs aveuglés par l’exportation vers les pays tiers et adeptes des cours mondiaux. Permettre aux céréaliers de « vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes », objectif des États généraux de l’alimentation, suppose de protéger le marché européen des importations prédatrices.

L’OPG de la CR appelle à une politique intelligente visant à produire tous les grains nécessaires aux besoins du marché européen, répondant ainsi aux attentes de nos consommateurs réticents face aux OGM importés.

Les revendications de la base des producteurs sur les débouchés et les prix des céréales sont en opposition avec celles des autres maillons des filières, à commencer par celles de nos coopératives !
Pour que les intérêts des producteurs soient à nouveau défendus par la coopération, la Coordination Rurale a demandé à intégrer le Haut Conseil de la coopération agricole. L’OPG de la CR a demandé à intégrer Intercéréales. Alors qu’Emmanuel Macron attend une structuration des interprofessions, nos demandes n’ont pas encore obtenu de réponse satisfaisante…



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