Indépendante de toute organisation économique et politique, la Coordination Rurale défend tous les agriculteurs. Elle est dirigée par des agriculteurs qui vivent de leur activité et qui revendiquent une entière autonomie de décision.
Elle est aujourd’hui présente dans 82 départements.
A la Une
Le scandale du fuel traction
La France s’est engagée (entre autres sous la pression du lobby agro-industriel) à incorporer 7 % de biocarburant, un seuil exigeant et difficile à tenir.
Les agriculteurs sont mis à contribution, sans qu’on leur demande leur avis, avec l’obligation, à partir du 1er janvier 2011, d’utiliser le fuel traction (ou EN 590).
Ce nouveau carburant, présenté comme faiblement pourvu en soufre, n’est rien d’autre que du fioul domestique additionné avec 7 % de "Diester".
Sans surprise, on retrouve les problèmes que pose cet agro-carburant : mauvaise résistance au froid (d’où de coûteux additifs) et mauvaise tenue dans le temps (qui impose des rotations de stocks rapides et un nettoyage complet de la cuve entre chaque remplissage).
Pour les agriculteurs, et pour eux seuls (les particuliers ou encore l’industrie peuvent continuer d’utiliser le fioul traditionnel), c’est donc une régression qui va se traduire par des coûts et des tracas supplémentaires.
Finalement, le fuel traction n’est-il pas le moyen de faire payer collectivement aux agriculteurs les erreurs de leurs responsables professionnels ?
Autrement dit : "vous avez voulu à tout prix les biocarburants, alors consommez-les vous-mêmes !"
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Les adhérents
Retrouvez ici l'actualité agricole et l’essentiel de la vie de votre syndicat.
Zoom sur...
Armand Paquereau, adhérent et militant hyperactif de la première heure de la CR, a mis à profit sa retraite pour livrer sa vision de l’agriculture française et de son évolution, à travers le récit de sa vie d’agriculteur et de viticulteur sur la commune de Blanzac-Porcheresse. Il publie aujourd’hui Cultiver la terre de Charentes, aux éditions du Croît vif.
A travers sa vie, c'est toute une profession qui se dévoile à un large public. Armand Paquereau n’hésite pas à bousculer des idées reçues et à démonter des préjugés largement répandus sur son métier ; tout ceci, sans mâcher ses mots d’engagé militant.
L'actualité du syndicat
Assemblée Générale de la CR
L'Assemblée Générale Ordinaire du syndicat aura lieu :
Mercredi 16 juin 2010 de 10 h à 17 h
A la Salle des Cordeliers à AuchInterview de François Lucas, président de la CR
sur la LMA suite à l'examen de ce projet par le Sénat ainsi que sur les marges dans le secteur des fruits et légumes suite à la réunion du lundi 17 mai à l’Elysée, à la demande de Nicolas Sarkozy et en présence des représentants agricoles et industriels, pour signer un accord de modération des marges dans le secteur des fruits et légumes.
"En toute franchise" - France Culture - 18 mai 2010
Réforme des retraites
La CR s’étonne de ne pas avoir été conviée à participer à la phase de consultation des partenaires sociaux. Dans un courrier adressé le 14 avril à Bruno Le Maire, elle a souligné auprès du ministre de l’Agriculture combien le régime des retraites des agriculteurs leur est défavorable et lui a rappelé que la CR a fait des propositions sur le sujet dans le cadre de sa contribution à la Loi de Modernisation de l’Agriculture et de la Pêche. La CR souhaite s’exprimer sur cette réforme et demande à être intégrer parmi les organismes qui sont consultés.
Contribution de la CR à la LMA :
- Assurer la parité des droits entre les hommes et les femmes, certaines n’ayant pu opter pour le statut de conjoint collaborateur quand celui-ci n’existait pas ;
- Porter le minimum de retraite des agriculteurs ayant une carrière complète à 85% du SMIC net, par harmonisation avec ce qui est prévu pour les salariés agricoles.
L'actualité agricole
Le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a décidé de poursuivre en 2010 son soutien au développement de la méthanisation agricole et lance pour la deuxième année consécutive un appel à candidatures.
Ci-dessous le cahier des charges de cet appel à candidatures Unité de méthanisation agricole :
Cahier des charges - méthanisation
Les formulaires de demande de subvention seront publiés dans les jours à venir.
Date limite d’envoi des candidatures : 15 juillet 2010
Les dossiers doivent être adressés à la DRAAF du siège social du demandeur.
Pour être éligibles, les projets de construction d’unités de méthanisation agricole doivent utiliser des effluents d’élevage et d’autres substrats listés au cahier des charges.
Il peut s’agir de projets individuels ou de projets collectifs, c’est à dire portés par des entités publiques.
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Les agriculteurs
Découvrez en bref les propositions de la CR pour la défense de tous les agriculteurs.
La CR se bat pour une PAC équilibrée, contrat entre agriculteurs et citoyens, les premiers garantissant la sécurité alimentaire des seconds en échange de prix rémunérateurs leur permettant de vivre de leur travail. Ces prix rémunérateurs auraient pour conséquence la suppression des primes (sauf cas exceptionnels pour l’agriculture en zone défavorisée).
Pour arriver à ce résultat, la CR milite notamment pour le rétablissement de la préférence communautaire et un rééquilibrage des productions excédentaires et déficitaires au sein de l’Europe.
La CR souhaite que soient prises en compte les contraintes imposées aux agriculteurs qui les pénalisent face aux importations. Par exemple, afin de redonner une marge de compétitivité aux agriculteurs français et garantir la pérennité de leur protection sociale, elle propose de supprimer les cotisations sociales en agriculture en les remplaçant par une TVA sociale.
La CR défend l’exception agriculturelle à l'OMC et une organisation des agricultures du monde sous l’égide de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture).
Plaquette de présentation de la CRZoom sur...
Armand Paquereau, adhérent et militant hyperactif de la première heure de la CR, a mis à profit sa retraite pour livrer sa vision de l’agriculture française et de son évolution, à travers le récit de sa vie d’agriculteur et de viticulteur sur la commune de Blanzac-Porcheresse. Il publie aujourd’hui Cultiver la terre de Charentes, aux éditions du Croît vif.
A travers sa vie, c'est toute une profession qui se dévoile à un large public. Armand Paquereau n’hésite pas à bousculer des idées reçues et à démonter des préjugés largement répandus sur son métier ; tout ceci, sans mâcher ses mots d’engagé militant.Actualité
Interview de François Lucas, président de la CR, sur la LMA suite à l'examen de ce projet par le Sénat ainsi que sur les marges dans le secteur des fruits et légumes suite à la réunion du lundi 17 mai à l’Elysée, à la demande de Nicolas Sarkozy et en présence des représentants agricoles et industriels, pour signer un accord de modération des marges dans le secteur des fruits et légumes.
"En toute franchise" - France Culture - 18 mai 2010
Appel à projet méthanisation :
Le Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche a décidé de poursuivre en 2010 son soutien au développement de la méthanisation agricole et lance pour la deuxième année consécutive un appel à candidatures.
Ci-dessous le cahier des charges de cet appel à candidatures Unité de méthanisation agricole :
Cahier des charges - méthanisation
Les formulaires de demande de subvention seront publiés dans les jours à venir.
Date limite d’envoi des candidatures : 15 juillet 2010
Les dossiers doivent être adressés à la DRAAF du siège social du demandeur.
Pour être éligibles, les projets de construction d’unités de méthanisation agricole doivent utiliser des effluents d’élevage et d’autres substrats listés au cahier des charges.
Il peut s’agir de projets individuels ou de projets collectifs, c’est à dire portés par des entités publiques.
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Les journalistes
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Nos derniers communiqués de presseGestion de l’eau : où sont les priorités ?
Quelques jours après la tragique catastrophe qui a ravagé le Var, la CR prend du recul et s’interroge sur la pertinence des priorités en matière de gestion des cours d’eau. La règlementation dans ce domaine est de plus en plus contraignante : une inflation de paperasse fait que les demandes de travaux sont généralement refusées et les riverains (souvent des agriculteurs…) ne peuvent pas spontanément nettoyer ou curer le lit d'une rivière, enlever un peu de sable ou un arbre sur les berges… sans voir arriver une brigade de la police de l'eau et subir une amende et parfois des poursuites judiciaires. Le but avoué serait de maintenir un débit suffisant dans les rivières… mais personne ne se demande ce qu'il faut faire pour qu'il n'y en ait pas trop !
Résultat : l'entretien des rivières ne se fait plus, et face à une pluviométrie importante, les capacités d’évacuation des eaux sont considérablement diminuées, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît hélas de plus en plus souvent un peu partout en France.
Plutôt que de voir arriver la police de l’eau armée d’une arme à feu, la CR préférerait la voir équipée de pelles et de tronçonneuse pour qu’elle puisse prévenir de telles catastrophes.
Il est temps de revenir à plus de bon sens et d’efficacité en matière de gestion des cours d’eau.
Jeudi 1er juillet
Baisse des revenus agricoles : jusqu’où et jusqu’à quand ?
Sans surprise, la Commission des comptes de l’agriculture a confirmé les baisses de revenus annoncées dès décembre 2009 : pour l’année 2009, le revenu moyen des exploitations agricoles est en recul de 34 %, pire encore que les 24 % de baisse enregistrés sur 2008 et c’est toujours l’ensemble des secteurs qui sont touchés.
Cette baisse catastrophique, qui nourrit encore davantage le désespoir d’agriculteurs qui ne voient plus comment se sortir de cette situation, ne doit rien à la fatalité : elle est le résultat d’une logique libérale mise en place par les responsables politiques et certains responsables syndicaux, logique qui a laissé tout le pouvoir aux mains du complexe agro-industriel, soi-disant pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Le résultat est accablant, tant pour les producteurs, dos au mur face à leurs créanciers, que pour les consommateurs, inutilement traumatisés par la crainte d’être mal nourris et qui voient les prix ronger leur porte-monnaie.
Cette logique de l’absurde doit cesser.
Il est urgent que les agriculteurs et les consommateurs reprennent le pouvoir qui leur a été confisqué et imposent à nos responsables politiques de considérer l’agriculture pour ce qu’elle est, une nécessité vitale, dont les multiples influences sur la société (santé, environnement, aménagement du territoire, etc.) ont un coût.
La politique agricole se décide au niveau européen : la CR répète, comme elle le fait depuis des années, qu’il est indispensable de la réformer pour faire place à une politique de régulation de l’offre en fonction de la demande et d’harmonisation des normes, sous la protection d’une préférence communautaire effective. C’est cette PAC libérée de l’OMC qui permettra aux agriculteurs de produire et aux citoyens de consommer, ceci au juste prix et sans avoir à gérer des aides coûteuses et contreproductives.
Mercredi 30 juin 2010
Aides animales en forte chute : « Déprime au lieu des primes »
Alors que les éleveurs allaitants sont dans une situation de plus en plus préoccupante, l’annonce des montants d’aides animales de la campagne PAC 2009 scandalise notre profession.
La CR a toujours défendu l’idée d’un prix juste et équitable pour les producteurs mais en l’absence de prix rémunérateurs en viande bovine, ces primes représentent hélas pour les éleveurs allaitants l’essentiel de leur revenu. La dévaluation scandaleuse et irraisonnable annoncée pour ces primes est donc inacceptable !
Outre une réduction de 1,5 % du montant versé au titre de la PMTVA (déjà réduite de 1,01 % à la campagne précédente), la plus grande inquiétude porte sur le versement de la PAB gros bovin. En effet, l’application du coefficient stabilisateur de 11,48 % à cette prime (contre 7,67% en 2009) va de nouveau affecter le revenu d’agriculteurs déjà considérablement affaibli.
L’effet crise du lait a amené nombre d’éleveurs -et peut-on le leur reprocher ?- à réformer beaucoup plus de femelles qu’à l’accoutumée pendant toute l’année 2009, ce qui explique l’augmentation du nombre de demandes de primes à l’abattage pour cette campagne.
Dans cette situation, le dispositif d’enveloppe fixe basée sur une période de référence montre ses limites et impose à tous les éleveurs bovins une double peine. Ces pertes ne sont pas compensées par des aides à l’herbe globalement insuffisantes.
Face à la disparition programmée de l’agriculture et de son rôle essentiel pour l’espace rural comme pour la sécurité alimentaire de l’Europe, il est urgent de réformer la PAC pour qu’elle retrouve son esprit originel et garantisse aux agriculteurs européens des prix rémunérateurs.
Mardi 29 juin 2010
Les députés doivent écouter les producteurs
L’Assemblée Nationale va être dès cette semaine le lieu de débat de la Loi de Modernisation Agricole. Nos députés ont entre leurs mains le devenir des agriculteurs et de ce fait l’avenir du monde rural.
Les sénateurs ont déjà eu la primeur des textes et leurs réactions et décisions laissent penser que cette loi, si elle est votée en l’état, sera l’acceptation sans faille par notre représentation nationale de la disparition rapide et certaine des agriculteurs français.
Les producteurs, à l’appel de l’EMB, de l’APLI et de l’OPL se feront à nouveau entendre auprès des députés lors d’une manifestation qui se tiendra le 30 juin à l’Assemblée Nationale. Des représentants de producteurs de différents pays de l’UE seront également présents. Les autres pays et l’Union Européenne sont en effet très attentifs à l’évolution française.
Tous les agriculteurs sont donc invités à venir exprimer leurs attentes à leur député. Si les élus ne veulent pas entendre les revendications des agriculteurs et se contenter des demandes et exigences de l’agroalimentaire, ils doivent avoir encore en mémoire le résultat des dernières élections régionales !
Même si les agriculteurs sont en grande difficulté, ils gardent leur droit de vote.
Rendez-vous à Paris le 30 juin à partir de 11 heures sur la place Edouard Herriot (à côté de l’Assemblée Nationale).
Une distribution gratuite de lait sera organisée à partir de 14 heures. Les enfants sont les bienvenus pour venir déguster du lait au sirop.
Le 28 juin 2010
Ne pas oublier les vraies raisons de la crise du porc
Suite au vote de l'amendement déposé par le député breton UMP Marc Le Fur, assouplissant les normes des élevages de porcs en vue d'harmoniser les seuils nationaux d'installations classées avec les seuils européens, l'ONEP (section porc de la Coordination Rurale) réagit.
Au-delà de la nécessaire simplification d’une procédure administrative franco-française qui alourdit et retarde certains projets et du besoin d'harmonisation des normes environnementales pour enrayer les distorsions de traitements entre les éleveurs européens, il ne faut pas se tromper de cible. Les projets doivent avant tout être raisonnables et les éleveurs responsables.
Il ne faudrait pas non plus tomber dans le piège de la surproduction qui mène immanquablement à un prix du porc catastrophique pour les producteurs. La régulation européenne des volumes en fonction des besoins de consommation doit être la base d'une bonne politique agricole avec la création d'un observatoire européen. De même, l’harmonisation des normes doit aller plus loin et s’appliquer également en matière fiscale ou sociales, afin de mettre les éleveurs européens sur un pied d’égalité.
De plus, nos élus semblent oublier les vraies raisons de la crise que subissent injustement et depuis trop longtemps les éleveurs. La première des batailles reste la revalorisation du prix pour tenir réellement compte des coûts de production et assurer un véritable revenu.
A tous ceux qui s'inquiètent des conséquences de cette simple harmonisation européenne, l'ONEP répond qu'elle ne partage pas les accusations selon lesquelles les élevages de porcs seraient directement responsables de pollution par les nitrates. Le lien avec la prolifération des algues vertes est loin d'être établi. Il manque à ce jour une étude scientifique indépendante et sérieuse pour en expliquer les causes et venir à bout de ce phénomène.
Le 24 juin 2010
La CR, fière de ses attaches rurales
La Coordination Rurale inaugure aujourd’hui officiellement à Auch son nouveau siège national.
Fondé il y a 19 ans dans le Gers, le syndicat a fait le choix de garder son siège ici, dans un des premiers départements agricoles de France, afin de rester au plus près des préoccupations des agriculteurs.
C’est cette même logique qui fait que la CR est le seul syndicat à être systématiquement représenté par des élus agriculteurs en activité, et non par des représentants salariés, lors des réunions des organismes officiels agricoles, quels qu’ils soient.
La CR peut ainsi œuvrer avec bon sens et constance pour la défense des agriculteurs.
Alors que le débat sur la Loi de Modernisation Agricole peine à faire évoluer la représentativité au sein des interprofessions agricoles, elle regrette que, dans la situation de crise que connaît l’agriculteur française, cette voix proche du terrain et des vraies préoccupations des agriculteurs ne soit pas davantage entendue.
Le 15 juin 2010
Dossier de presse : inauguration du siège de la CR Nationale
Un mauvais outil, entre de mauvaises mains
Dans la nuit de mardi 25 à mercredi 26 mai, le Sénat a voté le volet contractualisation de la Loi de Modernisation Agricole (LMA). La CR n’a cessé de dire son opposition à ce projet, qui ne peut qu’asservir davantage les agriculteurs.
Pour leur redonner un peu de pouvoir face à l’aval de la filière, le Sénat souligne qu’il a renforcé les interprofessions. Cette « garantie » n’en est hélas pas une, car ces interprofessions sont verrouillées par un syndicalisme majoritaire plus soucieux de conserver de bonnes relations avec les industriels et les coopératives surpuissants que de garantir un revenu décent aux producteurs.
Voilà donc les agriculteurs doublement asservis : à leurs clients donc, face auxquels ils ne peuvent pas peser en termes de négociation, mais aussi à un système syndical dont pourtant près de la moitié d’entre eux au moins ne veut plus!
Sur le plan européen, la CR ne cessera pas de lutter pour une PAC 2013 incluant une régulation des productions, seule solution d’avenir pour les agriculteurs.
Par ailleurs, elle interviendra prochainement auprès des députés français pour que ceux-ci reprennent l’amendement qu’elle avait proposé aux sénateurs et ainsi en finir avec l’archaïsme du syndicalisme unique au sein des interprofessions
Le 26 mai 2010
« Nature Capitale » : Baroud d’honneur pour agriculteurs en voie de disparition ?
Avec « Nature Capitale » ce week-end à Paris, les Jeunes Agriculteurs s’offrent (grâce entre autres à de nombreux sponsors) une opération de communication de luxe, qui risque de donner l'illusion que l'agriculture se porte bien.
C’est loin d’être le cas : en fait de biodiversité, ce sont bien les agriculteurs européens qu’il faut d’ores et déjà inscrire sur la liste des espèces menacées, alors que beaucoup ne savent même plus comment nourrir leur famille.
Tandis que s’engagent les négociations pour la réforme de la Politique Agricole Commune en 2013, souhaitons que cette manifestation ne prépare pas une catastrophe comme celle qui est arrivée au lendemain de la Moisson sur les Champs à laquelle elle fait écho : peu de temps après arrivait en effet la réforme de 1992, qui a amorcé la rupture libérale de la PAC dont on voit aujourd’hui les effets désastreux.
Séduire les Parisiens (après les avoir choqués et pris en otage il y a quelques semaines par un imposant défilé de tracteurs) paraît sans doute une bonne chose au syndicalisme majoritaire, mais n’aurait-il pas été préférable de consacrer ces moyens à unir les paysans européens pour faire entendre à Bruxelles l’urgence d’une régulation européenne des productions ?
C'est bien là, auprès de la Commission, et non à Paris, que se joue l’avenir des agriculteurs.
Le 21 mai 2010
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Contacts Presse
Olivier Petit - Chargé de communication - 06 70 80 99 51 -
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Les autres visiteurs
En quoi la CR milite pour une agriculture responsable face à la société et aux défis du XXIe siècle ?
La Coordination Rurale est le seul syndicat agricole représentatif indépendant de toute organisation économique et politique et qui défend tous les agriculteurs. Ses responsables sont des bénévoles vivant de leur ferme.
Pourquoi la CR ?
Dès 1991, les fondateurs de la CR avaient compris que la PAC 92 serait catastrophique. Face à cette menace, la CR a tendu la main à tous les acteurs de la ruralité avec un mot d’ordre: "Tous Unis", d'où le nom de "Coordination Rurale ". Elle s’est transformée en syndicat 2 ans plus tard, car elle ne pouvait pas abandonner les agriculteurs qui lui avaient fait confiance et à qui elle redonnait de l’espoir.
Que représente la CR ?
La CR a présenté des listes aux élections Chambres d'Agriculture de 2007 dans 80 départements. Elle a obtenu près de 20% des voix et a remporté 2 Chambres d'Agriculture. La CR progresse fortement (12,15 % en 2001). Elle est aujourd’hui présente dans 82 départements.
Les propositions de la CR
- La CR se bat pour une PAC équilibrée, contrat entre agriculteurs et citoyens, les premiers garantissant la sécurité alimentaire des seconds en échange de prix rémunérateurs leur permettant de vivre de leur travail. Ces prix rémunérateurs auraient pour conséquence la suppression des primes (sauf cas exceptionnels pour l’agriculture en zone défavorisée).
Pour arriver à ce résultat, la CR milite notamment pour le rétablissement de la préférence communautaire et un rééquilibrage des productions excédentaires et déficitaires au sein de l’Europe.
- La CR souhaite que soient prises en compte les contraintes imposées aux agriculteurs qui les pénalisent face aux importations. Par exemple, afin de redonner une marge de compétitivité aux agriculteurs français et garantir la pérennité de leur protection sociale, elle propose de supprimer les cotisations sociales en agriculture en les remplaçant par une TVA sociale.
- La CR défend l’exception agriculturelle à l'OMC et une organisation des agricultures du monde sous l’égide de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture).



















