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Viande rouge : bonne pour la santé et pour l’environnement

Viande rouge : bonne pour la santé et pour l’environnement

Un panel de chercheurs de sept pays a annoncé, lundi 30 septembre, que la consommation de viande rouge n’était pas néfaste pour la santé humaine. Le rapport paru ce lundi dans la revue Annals of Internal Medecine, recommande aux adultes d’Amérique du Nord ou d’Europe de continuer à consommer trois à quatre portions de viande rouge par semaine, au même titre que la charcuterie. Les chercheurs qualifiant le degré de certitude de faible pour la charcuterie sur les maladies cardio-vasculaires. Qualifiée de « tempête dans la communauté scientifique », cette déclaration fait pourtant preuve de bon sens.

La viande rouge reste le meilleur apport pour certaines vitamines dont la B12

Malgré une volonté prononcée pour une réduction de la consommation de produits carnés, soutenue par des mouvements souhaitant la disparition progressive de l’élevage au profit d’une alimentation végétalisée, les protéines animales consommées en quantité raisonnables ne sont pas nocives pour la santé, bien au contraire. Car les faits sont là : les français ne consomment en moyenne que 3 portions de viande par semaine, soit l’équivalent de 370 grammes, bien inférieure au seuil recommandé de 500g de viande rouge cuite par semaine préconisé par les instances de santé publique en matière de prévention. Nous sommes donc bien loin d’être menacés par une surconsommation nuisible pour notre santé !
De plus, toutes les calories ne se valent pas. Les produits animaux constituent la principale source de vitamine D ou les Omega 3, et la source exclusive de vitamine B12. Les produits animaux sont également nécessaires aux besoins des enfants.
Pour avoir une alimentation entièrement équilibrée, même les végétariens adultes ont besoin de compléments alimentaires, soit par le biais d’aliments très transformés à base de divers végétaux, soit par la prise de compléments sous forme de gélules. Seules les industries chimiques et agro-alimentaires peuvent fournir ces deux types de produits. Autrement dit, les militants contre l’élevage font le jeu des industriels…

L’élevage bovin basé sur le modèle français permet de combattre le réchauffement climatique

Le nombre de vaches par exploitations dans l’hexagone, basé sur le pâturage, avoisine les 60 têtes, quand dans certains pays du monde tels qu’au Canada ou au Brésil, elles peuvent en contenir jusqu’à 50 000 entassées dans des feedlots. Une véritable aberration dans un contexte de signatures d’accords qui verra l’importation massive de ce type de viande !
Le système d’élevage français entretient 13 millions d’hectares de prairies naturelles. Rappelons que les sols représentent le plus important réservoir terrestre de carbone, contenant jusqu’à trois fois plus de carbone que celui contenu dans la biomasse végétale et dans l’atmosphère. Grâce au processus naturel de photosynthèse, l’herbe des prairies utilise le dioxyde de carbone de l’air, l’eau et l’énergie solaire pour pousser. Les prairies participent au stockage du carbone à hauteur de 760 kg/ha et par an. À l’échelle mondiale, ces prairies stockent 30 % du carbone du monde et ont un rôle essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique. Outre-atlantique, la production bovine et l’engraissement de manière intensive a des conséquences dramatiques sur l’environnement : au Brésil, l’élevage bovin est responsable de 80 % de la déforestation, et 1,6 million d’hectares de forêts est détruits chaque année pour implanter du soja OGM en monoculture.
En France, 90 % de l’alimentation du bétail est produite par l’éleveur sur son exploitation (herbe, fourrages, céréales), ce qui rend les élevages français moins dépendants des achats d’aliments et entraîne donc moins d’émissions liées à leur fabrication ou à leur transport. De plus, la ration des bovins est composée de 60 % d’herbe, jusqu’à 80 % pour les races allaitantes ! L’élevage ne peut pas être considéré comme un problème, mais bien comme LA solution.