Alors que de nouveaux foyers de grippe aviaire se déclarent dans le Grand-Ouest, laissant peser la menace d’une propagation de la maladie, l’État vient de publier les modalités d’indemnisation des pertes économiques dans le cadre de la crise 2022/2023. La Coordination Rurale (CR) ne se satisfait pas des conditions imposées aux éleveurs. L’administration est restée sourde aux demandes des éleveurs.

50 % de la marge brute pour I2

Lors de la dernière réunion d’échanges organisée le 13 décembre, la CR et plusieurs OPA ont expliqué qu’une période I2 avec un taux d’indemnisation de 50 % ne permet même pas de couvrir les charges fixes sur les bâtiments. Mais l’État s’est montré inflexible, laissant nombre de producteurs sans revenu, notamment dans le Sud-Ouest où ils ont été confrontés à deux vagues successives. Philippe Soules, éleveur-gaveur dans le Gers, est offusqué par l’attitude de l’administration qui « a géré ce dossier en laissant pourrir la situation depuis le mois d’avril. En 2023, comme beaucoup d’éleveurs, je n’ai pu commercialiser qu’un seul lot de PAE du fait des mesures imposées par l’État, et il ne propose que 150 jours à 50 % de la marge brute ». La CR partage la colère des éleveurs.

Une concertation longue mais sans écoute

La méthode employée par la DGPE renforce l’exaspération de la CR. Comme l’indique Philippe Soules, les concertations ont été longues depuis la fin des foyers, même si au final peu de réunions ont été organisées. Pour autant, il n’y a jamais eu de considération pour les demandes des éleveurs et les explications sur la multitude des situations particulières qui ne semblent pas toutes couvertes par l’instruction publiée ce jeudi 18 janvier. « La DGPE nous a pris pour des imbéciles et nous laisse à présent sans revenu », conclut l’éleveur.

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