La Commission européenne vient de proposer le renouvellement du glyphosate (dont l’autorisation expire le 15 décembre) pour une durée de 10 ans.

Si les États membres valident le renouvellement au niveau européen, les autorisations nationales devront être prises par chaque État membre.

La Coordination Rurale espère que les engagements pris par le ministre de l’Agriculture seront respectés en votant en faveur du renouvellement pour 10 ans, et le cas échéant, pour qu’aucune mesure de surtransposition ne soit prise.

De nombreuses agences de santé ont évalué le glyphosate et estimé que celui-ci était non cancérogène (1).
De plus, il ne faut pas confondre danger et risque ; le glyphosate n’étant pas utilisé sur les cultures avant récolte en France, il n’y a pas de risque de résidus dans les denrées alimentaires brutes.

Le projet de règlement publié le 20 septembre a été présenté aux États membres le 22 septembre puis un vote sera organisé le 13 octobre. Les conditions d’utilisation devront comporter certaines mesures comme l’interdiction de la dessication, des bandes tampons de 5 à 10 mètres, l’utilisation de matériel anti-dérive…

Le glyphosate ne doit pas être supprimé et la France doit défendre son renouvellement. Le glyphosate est un allié utile de l’agriculture de conservation des sols et de la lutte contre le changement climatique comme peut en témoigner le Festival du non labour semi direct (NLSD) qui s’est déroulé la semaine dernière dans la Vienne ! Pour la CR, le maintien de cette matière active est incontournable.

 

(1) liste des agences :

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