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La Saint-Valentin et les écologistes de la 25e heure

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La Saint-Valentin et les écologistes de la 25e heure

La Saint-Valentin approche et avec elle les reportages sur les fleurs. Depuis quelques années, les médias s’interrogent sur la qualité et la provenance des fleurs et notamment des roses vendues à l’occasion de la fête des amoureux : bilan carbone, emploi de phytosanitaires, etc. Ces questions, l’UNIPHOR et la Coordination Rurale les posent depuis 7 ans. Quelques médias se sont intéressés à nos messages (BFM, 60 Millions de consommateurs, France Culture, France 5), mais la problématique réelle était souvent atténuée par le poids des questions environnementales.

Plus de 80 % des fleurs viennent de l’étranger, elles parcourent de longs trajets et pour certaines contiennent des produits phytosanitaires interdits principalement en France et en Europe. Si nous en sommes arrivés là, c’est uniquement parce que la production française a été méthodiquement laminée par les contraintes sur les produits phytosanitaires justement. Elle a été écrasée par les charges (énergie) qui n’ont cessé de croître et usée par des réglementations que l’État français, s’il n’en était pas le concepteur zélé, s’acharnait à surtransposer. La production française a été consciemment éliminée.

Il est bien temps de s’offrir une conscience environnementale à petit prix. Où étaient les écologistes de la 25e heure lorsque la production locale et respectueuse des règles environnementales françaises disparaissait ? La filière toute entière aurait préféré des fleurs « made in France » en livraison directe et produites selon des normes hexagonales. Il est bien temps de s’inquiéter des pesticides utilisés au Kenya ou ailleurs. Nombre de commentateurs font mine de découvrir une situation vieille de 15 ans, alors que l’UNIPHOR, la CR et d’autres syndicats de la filière tirent la sonnette d’alarme sans que jamais, le bruit n’ait atteint leur conscience naturophile.

Espérons qu’à l’avenir le consommateur devienne « consom’acteur » et soutienne en toute circonstance les filières françaises.