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L’agriculture en état d’urgence

L’agriculture en état d’urgence

A un an des élections présidentielles, je veux tirer la sonnette d’alarme : l’agriculture française dans l’ensemble de ses productions est moribonde voire catastrophique ! Nous ne pouvons plus nous contenter de beaux discours et d’effets d’annonce d’aides qui laissent croire aux contribuables que notre agriculture est continuellement sous perfusion. Nous tenons à rappeler que tous les secteurs de l’économie et de la vie sociale de la société française touchent des aides de différentes manières.

Depuis 1992, à la CR, nous affirmons que baser la stratégie agricole vers l’export sur le marché mondial est une grave erreur

Nous militons pour que la PAC retrouve ses missions premières notamment nourrir les consommateurs de l’UE, en garantissant un niveau de vie équitable pour les agriculteurs avec des prix rémunérateurs pour leurs produits. Nous demandons une harmonisation urgente des normes européennes sociales, fiscales et environnementales.
C’est pour cela que nous dénonçons depuis plusieurs années cette politique agricole commune qui met des cataplasmes sur des jambes de bois. Depuis plus de 50 ans, la FNSEA et les différents pouvoirs politiques ont montré leur incompétence en matière de traitement des crises agricoles. Chaque président de la République, quelle que soit son étiquette politique et quel que soit son intérêt pour l’agriculture, se présente comme le grand défenseur de la PAC !
En 2017, nous allons élire un nouveau président de la République française. Nous n’hésiterons pas à interpeller les candidats sur leurs réelles intentions pour l’agriculture française et européenne. Que pensent-ils des dossiers que nous défendons depuis plusieurs années : TVA sociale, exception agriculturelle, régulation de productions… ?

A la CR, nous disons STOP à cette gouvernance

La France possède de vrais atouts et arguments pour défendre son agriculture tant par la diversité de son territoire que par la diversité des ses productions.

Nous ne voulons plus subir les orientations libérales de la Commission européenne, du Copa Cogeca ou tout simplement de la FNSEA, ce syndicat de cogestion qui, interlocuteur privilégié du pouvoir,  n’hésite plus afficher ses diktats.

Moins de 10 % d’agriculteurs  adhèrent à un syndicat.  Lors des élections 2013, le taux de participation s’établissait à 54,34 % (contre 66,40 % en 2007) et l’association légendaire  FNSEA / JA a totalisé 55,57 % des voix à deux alors que nous faisions 21,12 % seuls. La CR, deuxième syndicat français, a donc autant de légitimité pour être force de propositions et de négociation.

Aujourd’hui, je suis  très choqué, indigné et en colère, suite à l’interview donnée par Xavier Beulin au Figaro le 21 juillet dernier, dans laquelle il dit : « il faut parler de mesures de reconversion professionnelle, il est nécessaire de voir la réalité en face, il faudra aussi des mesures sociales d’accompagnement de préretraite. Nous ferons une série de propositions  d’envergure, que l’on présentera fin août début septembre au gouvernement pour  redresser la situation. »

Quel syndicat professionnel œuvre à la mise au rebut ou en retraite d’une grande partie de ses mandants ? A vous de juger !

Ce type de déclarations, nous  les avons entendues et avons observé leur mise en application par les politiques, lors de nombreuses fermetures ou restructurations d’entreprises. Nous pouvons mesurer les conséquences sur la désindustrialisation de la France à ce jour. Un syndicat digne de ce nom doit se battre et défendre ceux qu’il représente !
Sauver 1 agriculteur, c’est sauver 7 emplois

Après 25 ans d’existence, la CR continue à grandir grâce à des hommes et des femmes de conviction. Les agriculteurs déterminés qui nous rejoignent sont convaincus et veulent que le bon sens et le pragmatisme pèsent enfin dans les diverses commissions (Safer, CDOA, CDPENAF…). Par leur implication, ils font entendre leur vision sur les combats de la régulation et la lutte pour reconquérir les prix et transmettre aux jeunes le goût du métier d’agriculteur.

Vous, mes collègues dirigeants départementaux encartés FNSEA, je ne vous comprends pas. Avez-vous seulement pris conscience de la politique nationale, pourtant sans ambiguïté, de votre syndicat ? Sa vision d’une agriculture hégémonique, avec des exploitations, toujours plus grandes, accélère la disparition des plus petites. Vous ne vous dites jamais que demain, dans l’engrenage infernal de cette politique du productivisme, vous pourriez disparaître à votre tour ? Sauf, bien sûr, si vous faites partie d’une certaine oligarchie…

Aujourd’hui, il y a urgence !

Il y a urgence à ce que les agriculteurs retrouvent leur fierté, ils doivent prendre leur destin en main, mettre fin au désespoir et à la résignation. Soyons fiers de représenter une partie du patrimoine français dans nos belles campagnes et produits régionaux.
Il y a urgence à ce que les jeunes agriculteurs cessent de vivre dans l’ombre des illusions de l’ultralibéralisme, de la productivité sans fin…
Il y a urgence pour un plan de sauvegarde de l’agriculture française !

Victor Hugo disait : « La liberté consiste à choisir entre deux esclavages : l’égoïsme et la conscience. Celui qui choisit la conscience est l’homme libre. »
Chaque jour, nous faisons tous des choix sur nos exploitations. A la CR, hommes et femmes de conviction, libres et déterminés, nous sommes fiers d’avoir choisi un syndicat 100% agriculteurs. A chacun de se battre pour son métier selon ses convictions et ses choix. La CR reste ouverte à toutes les bonnes volontés.

Max Bauer, président de la Coordination Rurale PACA, du Var et de l’Uniphor



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