L'info régionale

Réseaux sociaux

Sanglier : la période de destruction doit être prolongée

Sanglier : la période de destruction doit être prolongée

Suite à la demande de la Coordination Rurale de Meurthe-et-Moselle du 6 avril, M. le Préfet a autorisé par arrêté du 10 avril 2020 les chasseurs à mettre en œuvre les destructions par tir des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD).
Pour les agriculteurs n’étant pas eux-mêmes chasseurs, c’est une avancée dans la protection de leurs cultures.

Malgré tout, en cette période de semis, les agriculteurs sont inquiets :

  • inquiets parce que l’hiver a été (encore) particulièrement doux, favorisant l’explosion démographique des sangliers ;
  • inquiets parce que les actions de régulation qui devaient avoir lieu en mars ont été perturbées par le confinement et actuellement, seuls les louvetiers peuvent procéder à la destruction des sangliers jusqu’au 31 mai ;
  • inquiets parce que les semis sont déjà fouillés, et que la disponibilité en semences de printemps est très limitée voire nulle, bloquant ainsi toute possibilité de re-semis ;
  • inquiets enfin parce qu’au delà de risquer une non-conformité réglementaire, les cultures qui ne lèveront pas ne seront pas récoltées, induisant ainsi une catastrophique économique.

Les louvetiers, malgré toute leur bonne volonté, ne peuvent être présents qu’en un seul lieu à la fois, et de plus, doivent se déplacer au gré des sollicitations des agriculteurs.
L’efficacité est donc moindre que d’avoir des tireurs en zone fixe sur une longue durée, comme cela peut être le cas en Moselle, où les titulaires du droit de chasse sont autorisés à procéder à la destruction des sangliers (entre autres ESOD).

Aussi, pour permettre aux chasseurs de venir en renfort des louvetiers, la CR54 a sollicité ce jour de la part du Préfet la modification de l’arrêté relatif au classement du sanglier comme espèce susceptible d’occasionner des dégâts en son article 2, pour prolonger la date de la période de destruction jusqu’au 31 mai.

La CR54 en a également profité pour revenir vers M. le Préfet au sujet du tir de nuit que nous sollicitions dans notre courrier du 6 avril 2020, pour savoir quelle suite sera donnée à cette demande.