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Patrick Clogenson, vice-président de la CR77, s’exprime sur le traitement de nuit

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Patrick Clogenson, vice-président de la CR77, s’exprime sur le traitement de nuit

Jeudi dernier, Patrick Clogenson, vice-président de la CR 77, était interviewé à la radio RGB au sujet des insecticides et du traitement de nuit.

Retrouvez son interview complète ici :

 

 

En bref

Traiter de nuit, une bonne idée ? 

C’est dangereux ! On n’est pas suffisamment équipés pour traiter de nuit. On court le risque de percuter des poteaux électriques, de traiter d’autres zones que celles visées…

C’est fatigant, car ça s’ajoute au travail de jour. Ca augmente le risque d’accident.

Vous êtes passés à la culture de colza à celle de tournesol, pourquoi ?

Pour diminuer les intrants, notamment les insecticides. J’ai beaucoup d’abeilles sur les tournesols : au moins une abeille sur deux pieds de tournesols, et ce sont probablement des abeilles sauvages. Alors qu’il y a quelques années, ils avaient sélectionné des tournesols sur lesquels il n’y avait pratiquement pas d’abeille. Il y a des améliorations à faire à ce niveau.

Comment se passe les réductions d’usage des produits phytosanitaires ?

On essaie de réduire, dans la mesure du possible. C’est compliqué. Sur le colza, certains insectes font de gros dégâts. Les insecticides sont de plus en plus sélectifs, cela protège les insectes auxiliaires. Il faut faire attention au choix des produits. Les agriculteurs n’ont pas assez d’informations sur le sujet, on leur vend le produit qu’on veut bien leur vendre…

Quel est le problème avec l’usage des insecticides ?

La nature suit le principe du « struggle for life », c’est-à-dire la lutte pour la vie. Depuis toujours il y a une opposition entre nature et agriculture. Historiquement, le paysan s’est toujours battu contre la nature.

Mais on n’a pas beaucoup d’alternative aux insecticides. On se demande ce que l’Inrae fait à ce sujet.

J’ai une partie de mes cultures en BIO, je suis en agriculture de conservation, sans labour pour augmenter la vie du sol, mais je n’arrive pas à me passer du glyphosate. Je laisse également un couvert végétal afin de protéger mes sols, sauf que certaines plantes dans ces couverts sont allélopathiques : elles sécrètent des substances toxiques pour les autres plantes. Nous avons besoin que l’Inrae trouve des solutions par rapport à cette problématique.