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Nouvelle crise ovine

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Nouvelle crise ovine

La production ovine part encore à la dérive. Pourtant, le mouton a sa place dans l’environnement. C’est une production écologique qui ne pollue ni les cours d’eau, ni l’air que l’on respire.

Cours en baisse

Le prix de l’agneau ne cesse de faire le yoyo. Les cours se sont effondrés ces derniers jours : au marché de Parthenay, un agneau de 36 à 38 Kg vif valait il y a 1 mois en moyenne 145 €. Aujourd’hui, il est à 97 €. A ce prix là, les éleveurs ne couvrent même plus les coûts de production malgré un travail astreignant 7 jour sur 7.

En Deux-Sèvres, nous avons perdu entre 6000 et 6500 brebis à la déclaration PCO, ce qui correspond à 27 éleveurs en moins. Les autres départements sont aussi touchés. En Nouvelle Aquitaine, ce sont 33000 brebis qui ont disparu, dont 8800 en Haute-Vienne où le cheptel décroit plus vite que chez nous.

Dans les sous-produits du mouton, la laine n’est plus valorisée. Le prix a lui aussi fortement chuté. A 0,40 €/Kg aujourd’hui, la vente de la laine ne paie plus le prix de la tonte, fixé entre 1,50 et 2 €/tête.

Peu d’installations

Aujourd’hui, peu de jeunes agriculteurs s’installent en production ovine, car les reprises d’exploitation agricole ne sont plus attractives. De plus, notre département perd l’ICHN sur presque la totalité de ses communes pour 2020.

Il serait nécessaire que la région Nouvelle Aquitaine trouve des alternatives pour booster la reprise de nos ateliers de production. Pour remplacer la perte de l’ICHN, les éleveurs pourraient être encouragés par une aide spécifique de 300 € par hectare pour les prairies.

Par le passé, nous avons pu assister à la disparition en France des industries sidérurgique et du textile. N’attendons pas que ce soit le tour de l’élevage, fleuron de notre pays. Nous voulons que des jeunes puissent s’installer durablement, afin que nos consommateurs puissent toujours manger de l’agneau produit ici.

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