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Lundi vert remet le couvert : au menu des substituts à la viande bourrés d’additifs

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Lundi vert remet le couvert : au menu des substituts à la viande bourrés d’additifs

Le collectif « lundi vert » remet le couvert en 2020, et tente une nouvelle fois de culpabiliser les consommateurs de viande et de poisson, à grand renfort de chiffres sur l’empreinte carbone de l’alimentation carnée, mais en niant les avantages de l’élevage français.

En réponse au lancement en janvier 2019 de l’opération « lundi vert », incitant les Français à manger végétarien au moins un jour par semaine, la Coordination Rurale avait lancé un manifeste signé par 500 agriculteurs pour dénoncer les amalgames que cet appel comportait. En effet, les signataires de l’appel oublient que rien n’est plus éloigné d’un élevage français qu’un élevage brésilien, états-unien ou australien. D’après la FAO, la production d’1 kg de protéine animale en Europe génère trois fois moins d’équivalent CO2 qu’en Amérique Latine. Ce n’est donc pas la viande qui représente en tant que telle un problème, mais sa production intensive dans certaines régions du monde.

La production intensive de viande a en effet souvent recours à une alimentation peu respectueuse de l’environnement et composée notamment de soja brésilien, dont la culture participe à la déforestation. L’élevage bovin français est quant à lui quasi-autonome pour son alimentation : 99 % des fourrages sont produits directement à la ferme (91 % de la ration et 27 % des concentrés).

Une étude de l’association nationale de consommateurs et usagers (CLCV), publiée ce jour, alerte d’ailleurs sur la composition des produits végétariens. Outre le fait qu’ils seraient principalement composés d’eau et que 8 produits testés sur 10 contiennent au moins un additif, l’étude met notamment en exergue un manque d’informations liées à l’origine des ingrédients. À titre d’exemple, seuls 40 % des produits contenant du soja indiquent son origine. Ces produits pourraient donc potentiellement être composés de soja brésilien OGM, bien loin de l’image d’Épinal que les industriels nous vendent.

Plutôt que de s’interdire la viande et le poisson le lundi, appelons chaque citoyen, chaque consommateur, à soutenir ses agriculteurs en ayant une consommation raisonnable et raisonnée, en achetant de la viande issue des élevages les plus vertueux : les élevages français !