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Nouvel arrêté abeilles : la fin programmée de l’arboriculture et du maraîchage

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Nouvel arrêté abeilles : la fin programmée de l’arboriculture et du maraîchage

Le 11 juin, les ministères de l’Agriculture et de l’Écologie présentaient une seconde version du plan pollinisateur dans laquelle était détaillé le nouvel arrêté abeilles.

Malgré les contributions de la Coordination Rurale et d’autres organisations de producteurs, l’idéologie du projet n’a quasiment pas évolué. Selon ce texte, les agriculteurs ont l’interdiction de soigner les cultures durant la floraison, à l’exception de 5h par jour, dont 3h qui suivent le coucher du soleil. Barbara Pompili, ministre de la Transition Écologique, prétendait ne pas obliger les agriculteurs à travailler de nuit. Or, ce n’était qu’un trompe-l’œil !

La CR souligne également que l’ensemble des produits phytosanitaires devront repasser des tests pour prouver leur innocuité à l’encontre des pollinisateurs. Au regard des orientations prises, il paraît inévitable que les quelques substances encore autorisées soient impactées et nul doute que les « survivants » se compteront sur les doigts de la main.

Tel qu’il est rédigé, ce texte va porter un coup d’arrêt à la production de fruits et légumes en France. Non seulement la question de la sécurité pour le travail de nuit est ignorée, mais avec seulement 5h de traitement autorisé par jour, un certain nombre de professionnels ne pourront valablement protéger leurs cultures. De plus, cette réglementation purement française ne fera que renforcer les gains de compétitivité de nos principaux concurrents.

Au final, l’augmentation des coûts et des contraintes engendrée par ce texte conduira à la fermeture d’exploitations et à l’abandon de productions. En prétendant protéger les pollinisateurs, l’arrêté fait disparaître une partie de la ressource nourricière des insectes.

Enfin, les nouvelles règles pour le dépôt des Autorisations de mise sur le marché (AMM) font peser un risque évident pour les usages mineurs.

La Coordination Rurale maintient fermement son opposition à ce texte idéologique qui désigne l’agriculture comme seule coupable et qui pourrait sonner le glas de l’arboriculture.