L’autorisation accordée par le gouvernement d’organiser des opérations de ventes exceptionnelles de pêches et de nectarines dans les supermarchés et les hypermarchés ainsi que sur les aires de stationnement de ces centres commerciaux, le week-end dernier et le premier week-end d'août est un aveu de son impuissance.

En effet, une telle initiative démontre bien l’impuissance des Organisations de producteurs (OP) à résoudre le problème des prix payés aux producteurs puisque ceux-ci ne parviennent pas à vendre leurs produits à un prix couvrant leurs coûts de production toujours croissants. Ce sont d’ailleurs les producteurs individuels qui sont appelés à participer à cette opération et pas les OP qui en sont bien incapables.

Par ailleurs, elle témoigne de l’écart existant entre le prix payé par le consommateur et le prix payé au producteur, dont voici une illustration sur les 7 dernières années (touts produits agricoles confondus) :

Comparatif : prix à la production/prix à la consommation  depuis 2000

Plutôt que de mener de telles opérations tardives, dont l’effet ne peut être que marginal, la CR demande qu’une réflexion de fond soit menée au bénéfice de l’ensemble des producteurs. Un premier pas très intéressant a été fait avec une excellente campagne publicitaire en faveur de la consommation des fruits et légumes. La réflexion doit maintenant porter, aux niveaux français et européen, sur le niveau de l’offre, la mise en œuvre de la préférence communautaire et des aides efficaces à la mise en marché pour tous les producteurs, et pas seulement ceux qui sont en OP. Il y a urgence.

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