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Les organisations syndicales ont été consultées le 19 juillet sur la pertinence de mettre en place le coefficient multiplicateur pour les pêches. Elles se sont toutes prononcées favorablement, sauf la Coordination Rurale. Critiquée par d’autres syndicats, alors qu’elle a été dès 1998 instigatrice et à la pointe du combat pour l’établissement d’un coefficient multiplicateur maximum entre les prix à la production et ceux à la consommation, la CR assume pleinement sa position et tient à apporter des éléments d’explication.

Premièrement, cette décision tardive est devenue inutile, après plus de 30 jours de crise. En effet pour être efficace, elle aurait dû intervenir avant les pics de production.

Deuxièmement, les stocks sont peu importants (2 à 3 jours dans le bassin Rhône Méditerranée) et il ne s’agit pas d’un problème d’écoulement des produits dû à un prix trop élevé à la consommation, mais plutôt d’une demande très faible, liée à une météo peu favorable à la consommation de fruits d’été. D’ailleurs, les cours des pêches ont baissé ces derniers jours.

Enfin, la CR a toujours plaidé pour une application du coefficient multiplicateur à l’ensemble des produits. En effet, la mise en place pour un unique produit crée une distorsion qui lui est défavorable, en détournant la distribution vers d’autres fruits dont les marges restent libres.

C’est pourquoi la CR n’a pas demandé l’application du coefficient multiplicateur aux pêches, mais une meilleure mise en valeur de ces fruits sur les étalages, afin de les rendre plus attrayants à la consommation. Mettre en place le coefficient multiplicateur dans les conditions actuelles serait pour la CR une manière de le détourner de son objectif et donc de le décrédibiliser. C’est pourquoi le refus de Mme Lagarde relève pour la CR d’une analyse pragmatique des inconvénients de cette mesure, face à la situation particulière du secteur des pêches en ce moment. Ce cas de figure révèle les imperfections du dispositif d’application du coefficient multiplicateur, qu’il convient d’améliorer.

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