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La CR 24 – MP rencontre le député Delpon suite à son vote en faveur du CETA

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La CR 24 – MP rencontre le député Delpon suite à son vote en faveur du CETA

Le jeudi 29 août, une délégation de la Coordination Rurale de Dordogne – Mouvement Paysan (CR 24 – MP) composée d’Éric Chassagne, président, Emmanuelle Chignat, secrétaire, et Alain Queyral, vice-président, a rencontré Michel Delpon, député LREM de la 2e circonscription, suite à son vote en faveur du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada (CETA).

En préambule, le député a fait un état des principales filières agricoles du département avant de justifier son vote du 23 juillet à l’Assemblée nationale, par le fait que le CETA sera en grande partie bénéfique pour la France, ce à quoi les agriculteurs de la CR 24-MP ont apporté des arguments contraires.

Alain Queyral a alerté M. Delpon sur la mise en danger de la pérennité des exploitations françaises et notamment les élevages de bovins viande avec l’importation de 65 000 tonnes de boeuf sans droit de douane qui vont s’ajouter aux 323 000 tonnes de viande bovine déjà importées en Europe.

Du point de vue environnemental, les produits font des milliers de kilomètres et viennent concurrencer et ainsi faire disparaître les producteurs locaux. Qu’en est-il de l’étiquetage de ces produits ou marchandises qui rentrent sur le territoire ? Les autorités françaises sont-elles en capacité de tout contrôler ? Où est la cohérence avec les États Généraux de l’Alimentation et les préoccupations liées à l’environnement a poursuivit Emmanuelle Chignat.

Éric Chassagne a souligné que la sécurité des consommateurs est également menacée car le Canada n’a pas les mêmes standards sanitaires que l’Europe en matière d’utilisation de produits phytopharmaceutiques, de produits vétérinaires (hormones de croissance, antibiotiques, …), de farines animales ou encore le recours à la culture d’OGM.

À la fin de l’entretien, Michel Delpon a reconnu que le CETA ne serait pas favorable aux éleveurs de viande bovine et consent à émettre des réserves à ce sujet. Le député a conclu en affirmant pouvoir revenir sur sa position si d’ici le vote définitif il lui avait été prouvé que cet accord était mauvais pour la France.

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