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Communiqué : Face aux sécheresses récurrentes, la CR défend une irrigation responsable

Pascal Aubry

Communiqué : Face aux sécheresses récurrentes, la CR défend une irrigation responsable

Suite à un hiver exceptionnellement humide les agriculteurs ont fait face à un printemps très sec en Pays de la Loire. Les pluies de ces derniers jours n’ont rien changé au problème de fond et dans de nombreux départements, beaucoup de zones manquent d’eau. C’est pourquoi la CR pense que l’irrigation est essentielle et reste la meilleure assurance (pour rappel pour déclencher les calamités agricoles il faut au moins 30 % de perte, soit 1 année perdue sur trois années de sécheresse) pour le maintien des cultures et la future réussite des récoltes.

« À peine nous nous remettons des difficultés du COVID-19, que nous entendons déjà parler d’un arrêté visant à interdire l’irrigation comme c’est le cas dans la Sarthe (arrêté en cours de révision). Voilà quelques années que cela dure et aucune mesure de stockage n’est prise, mises à part à quelques exceptions », constate Pascal Aubry, président de la Coordination Rurale des Pays de la Loire.

Or, il est possible de créer des retenues d’eau qui concilient agriculture et environnement. L’exemple du barrage de Saint-Fraimbault-de-Prières en Mayenne est en la matière fort intéressant puisqu’il maintient un étiage suffisant permettant aux agriculteurs d’irriguer, et de fournir de l’eau de consommation jusque dans le Maine-et-Loire. De plus, un barrage hydroélectrique est installé en aval pour produire de l’électricité. Cette installation permet de maintenir une vie aquatique de qualité jusqu’à la mer et de développer une activité de nautisme et de tourisme très bénéfique au dynamisme économique de la Mayenne.

« Les associations et les collectivités demandent aux particuliers d’investir dans des réserves d’eau pour l’arrosage de leur jardin or ce principe est interdit aux agriculteurs, où est la logique ? », s’interroge Pascal Aubry. « La CR appelle depuis longtemps à stocker l’eau de l’hiver pour l’été. Combien de temps encore devrons-nous subir cette situation : regarder cette eau si précieuse inonder nos champs durant l’année, sans pouvoir la stocker et en manquer si cruellement l’été ? »