C’est toute l’agriculture française qui éclate aujourd’hui de colère, et la Coordination Rurale de Bourgogne-Franche-Comté prend toute sa place dans ce mouvement, comme vous pourrez le voir dans cette lettre spéciale Colère des Agriculteurs. Je tiens à remercier ici tous ceux, adhérents ou sympathisants, qui ont participé à nos différentes actions à travers nos départements.

Il est grand temps que notre gouvernement cesse de nous empêcher de faire notre travail par d’innombrables normes et règlements plus absurdes les uns que les autres, par d’incessants et tatillons contrôles, par de honteux traités favorisant la concurrence déloyale de pays qui ne sont pas soumis aux mêmes règles que nous. Qu’il fasse plutôt le sien, de travail, qui est de gouverner, et donc de faire des choix.

Il faut choisir entre une agriculture nourrissant les Français avec des produits de qualité, tout en respectant l’environnement, comme nous savons le faire, toutes les études internationales le prouvent, et le dogme du libre-échange mondialisé. Les deux sont incompatibles.

Il faut choisir entre des agriculteurs gagnant leur vie par la vente du produit de leur travail, et des agriculteurs sous-prolétarisés dont la mission se résumerait à entretenir le paysage au gré des caprices de prétendus défenseurs d’une nature qu’ils ne connaissent pas.
Notre mission est de nourrir nos concitoyens, pas d’élever des agneaux bio pour nourrir les loups pendant que nos voisins mangent des agneaux aux hormones élevés à l’autre bout du monde.

Je suis allé vendredi échanger avec les agriculteurs, non-syndiqués pour la plupart (mais il y avait aussi quelques adhérents de la CR 71), qui s’étaient rassemblés spontanément à Autun. Je les ai surtout écoutés. Ils étaient presque aussi critiques vis à vis de la FNSEA et des instances agricoles que vis à vis du gouvernement, et bien entendu à cent mille lieues du discours de la Confédération Paysanne. Certains m’ont déclaré, sans que je leur pose la question, que les interventions de notre présidente, Véronique Le Floch, étaient à leurs yeux plus proches de leurs préoccupations.

 

Nous avons donc aujourd’hui, plus que jamais, le devoir de porter la parole de ceux qui ne sont :

Ni agro-businessmen
Ni zadistes, ni casseurs
Mais 100 % agriculteurs

 

Thierry-James FACQUER
Président de la Coordination Rurale de Bourgogne-Franche-Comté

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