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La CR50 rencontre la DDTM

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La CR50 rencontre la DDTM

Dans le cadre de sa prise de fonctions, le nouveau président de la CR 50, Jean Philippe Yon, a décidé d’aller à la rencontre de tous les acteurs agricoles du département. Après avoir rencontré le GDS et la MSA quelques semaines plus tôt, il s’est rendu, jeudi 10 septembre, à la DDTM, accompagné de Chantal Jean, vice-présidente de la CR50, pour échanger avec la cheffe du service agricole et le directeur adjoint.
Lors de cette entrevue, de nombreux sujets ont été évoqués comme : la méthanisation, la réforme de la PAC, les SIE, la cartographie de l’eau et le non-respect de la confidentialité des commissions.

« Nous tenions à sensibiliser les représentants de l’État sur l’importance de l’agriculture dans notre département et sur le ressenti des agriculteurs qui subissent des pressions des consommateurs, des industriels et enfin de l’administration qui, par ses contrôles, peut excéder des agriculteurs fragilisés » explique Jean Philippe Yon. « Nous tenions également à affirmer notre envie de travailler avec les administrations pour que la voix des agriculteurs restent présente ».

La méthanisation

La Coordination Rurale est favorable à l’installation de méthaniseurs à taille humaine pour traiter les déjections animales, les déchets et, dans une moindres proportions, quelques intercultures. Malheureusement la tendance est toute autre. Afin d’augmenter les rendements et le profit, ce sont des cultures initialement destinées à l’alimentation humaine ou animale qui sont incorporées. « La conséquence directe est l’augmentation exponentielle du prix d’achat des aliments pour le bétail », s’indigne Jean Philippe Yon, « l’agriculture ne rapporte tellement plus que l’on en vient à trouver des alternatives qui nous détruirons, c’est un cercle vicieux ».

La réforme de la PAC 2021-2027

Le budget annoncé pour la prochaine réforme de la PAC 2021-2027 montre que le chemin du soutien agricole continue sa route vers le néant. Pour la Coordination Rurale, ce budget n’est qu’un indicateur du désintérêt croissant de l’UE pour son agriculture. L’unique solution est de retrouver des prix rémunérateurs pour les productions.
« Pour avoir un revenu, nous devons avoir, pour nos produits, des prix de vente supérieurs à nos coûts de production. Aujourd’hui, pour beaucoup, nous vendons à perte » explique Jean Philippe Yon, président de la CR50.
Pour la Coordination Rurale, il est urgent de protéger et de réguler les productions agricoles européennes ainsi que de stopper les négociations en cours des accords internationaux incluant des produits agricoles. Pour cela, il convient de mettre en place une exception agriculturelle, concept de plus en plus partagé, en particulier depuis l’apparition de la crise sanitaire.

Les SIE

« Concernant les demandes « environnementales » comme les SIE, nous jouons le jeu. Mais attention, il faut impérativement tenir compte de la réalité du terrain et lâcher du leste pour mettre fin à la rigidité administrative. Prendre des décisions dans les bureaux au milieu des villes d’accord, mais parfois descendez voir dans nos champs comment cela se passe. Venez comprendre la nature dans la nature, cela évitera bien des aberrations » s’agace Jean Philippe Yon.

La cartographie de l’eau

Chaque année, le ministère de l’Agriculture propose aux DDTs de faire évoluer le référentiel cours d’eau BCAE afin de le rendre consultable sur Télépac et Géoportail (le référentiel est actuellement la carte IGN au 1/25000, appelée « SCAN25 », sous format « image », non-intégrable dans ces outils). Cette année, sans demande d’évolution de la part de la DDTM avant le 14 septembre, les données numériques de l’IGN (BD TOPO) se substitueront au référentiel actuel pour la campagne 2021.

La confidentialité des commissions

Tous les membres des commissions telles que la CDPENAF, les structures, la Safer… sont tenus à une obligation des secrets des échanges et des délibérations. Personne n’a le droit de dire quoi que ce soit en dehors des salles dans lesquelles se tiennent les réunions des commissions. « Malheureusement, il y en a qui ne savent pas » s’indigne Chantal Jean, vice-présidente de la CR50. « Je siège en CDPENAF et lors de nos travaux beaucoup de choses sont dites et ont été répétées aux principaux intéressés, ce qui est une violation flagrante de ce que nous faisons dans ces commissions. Il est indispensable que l’administration fasse son travail et prenne des dispositions pour que cela ne se reproduise plus ».