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Candidature de Serge Bousquet-Cassagne à la présidence de l’APCA

Photo SBC - APCA - 20 mars 2019

Candidature de Serge Bousquet-Cassagne à la présidence de l’APCA

Une candidature pour dénoncer des pratiques inadmissibles, une action syndicale au cœur de l’APCA !


Retrouvez ci-dessous le discours de Serge Bousquet-Cassagne devant les Présidents des Chambres d’agriculture de France, élus lors de la session d’installation du 20 mars 2019, à l’occasion de l’élection à la présidence de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture.

« Bonjour à tous,

Je me présente, je m’appelle Serge Bousquet-Cassagne, j’aurai 60 ans cette année. Tout arrive. Je suis élu à la Chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne depuis 2001. J’entame mon deuxième mandat en temps que président de Chambre d’agriculture. Ma liste a obtenu 60 % des voix, avec un taux de participation d’environ 60 % également. Je m’enorgueillis de cela, à juste titre me semble-t-il ; c’est un des meilleurs taux de participation de France. Accessoirement, je suis pépiniériste, céréalier, producteur de pruneaux sur une centaine d’hectares avec un de mes fils. Nous avons 8 salariés.

Je viens me présenter juste pour me permettre de vous donner un conseil, particulièrement aux nouveaux. Être président de Chambre d’agriculture n’est pas un aboutissement, c’est un honneur et une lourde responsabilité. Faites attention à ne pas être dilué dans la « notabilisation », dans la maladie de la « cravate » même si le marbre et l’or étalé ici même avenue Georges V vous incite plus au « pantouflage », au béni-oui-oui qu’à la la révolte.

N’oubliez jamais d’où vous venez. Vous êtes des paysans. Rappelez-vous qui sont vos parents, vos voisins, vos frères de travail, de larmes, de sueur. Même en cravate, gardez votre bon sens paysan, surtout ici. Ne validez pas les dérives de nos chambres départementales, régionales ou nationale. Ne validez pas une provision pour licenciement de 900 000 € pour un directeur. Ne validez pas la « réunionite aiguë » et culpabilisante que vont vous proposer vos cadres. Gardez l’autonomie départementale que Paris et les régions vont vous faire perdre. Entre une grande réunion avec le Président de la République et vos semis, choisissez les semis. La terre vous remerciera. Méfiez-vous des séminaires, piège à cons. Quand votre directeur vous dit que ce n’est pas possible : au contraire, c’est possible ! N’écoutez pas les représentants des ministres du déficit permanent et aggravé, notamment en matière financière et économique. Au-delà de nos si petites divergences syndicales, le système broie les paysans souvent à travers nous. Tenez-en compte.

Je partage les idées et les soucis de Madame Lambert à 100 %, la cogestion en moins. Un seul but doit nous animer : défendre les meilleurs paysans du monde que sont les paysans de France, dussions-nous y laisser nos titres, nos médailles, nos cravates.

Je vous remercie. »

Serge BOUSQUET-CASSAGNE