L'info régionale

Réseaux sociaux

Amande française : la CR doit se battre pour de meilleurs barèmes d’indemnisation

Amande française : la CR doit se battre pour de meilleurs barèmes d’indemnisation

La filière de l’amande française rencontre un succès exponentiel depuis quelques années, notamment dans le sud de la France, et plus particulièrement dans le département du Var. Les projets de développement, d’accompagnement et de commercialisation de la filière bourgeonnent à tout-va.

En France, plus de 30 000 tonnes d’amandes sont consommées chaque année, dont 98 % sont importées, d’Espagne ou des États-Unis notamment.

Le développement d’une filière française pourrait permettre un rééquilibrage sur le marché et une diminution de l’importation. Sur le papier, la filière amande est un tremplin assuré : potentiel de marché, demande des consommateurs, valorisation de l’origine, etc. Max Bauer, le président de la Coordination Rurale PACA, apporte cependant quelques nuances à cet engouement:

« Je n’ai aucun doute sur la capacité de l’amande française à trouver sa place sur le marché, mais si on songe avec confiance aux jours heureux de la filière, il faut tout de même garder à l’esprit que tout ne se déroule pas toujours comme prévu.
Ce qui nous préoccupe à la CR, c’est qu’actuellement les montants d’indemnisation en cas de dégâts sur la production sont très bas, et ne prennent pas suffisamment en compte la valorisation du produit et sa commercialisation. Ça peut être un frein à la production et à la diversification des exploitations Varoises.
À l’échelle du Var, nous devons également être attentifs à la structuration et aux débouchés commerciaux de la filière grenade par exemple, ainsi qu’à d’autres filières spécifiques qui se développent.
Si nous voulons soutenir les filières françaises et leur diversification, c’est avant tout la sécurité financière des producteurs que nous devons assurer. »