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Aider l’installation après 40 ans, une nécessité

Jeune éleveuse et ses vaches

Aider l’installation après 40 ans, une nécessité

Alors que la vie professionnelle évolue et que la société reconnaît aujourd’hui le droit, et la nécessité, d’évoluer dans sa vie professionnelle, les dispositifs d’accompagnement en agriculture peinent à évoluer.

  • Les agriculteurs, eux, suivent cette tendance sociétale :
    il y a aujourd’hui presque autant d’installés de plus de 40 ans que d’installés avec la DJA,
    l’âge moyen des jeunes installés est d’environ 30 ans, et pour bon nombre d’entre eux, le métier d’agriculteur ne sera pas le seul qu’ils pratiqueront dans leur carrière, comme cela pouvait être le cas avec les précédentes générations.

Plusieurs phénomènes coexistent donc : l’accroissement de l’âge d’installation, le développement des reconversions professionnelles en agriculture provoquant entrées et sorties du métier d’agriculteur en seconde partie de carrière.

Les aides à l’installation, elles, ne s’adressent qu’aux seuls jeunes de moins de 40 ans, qui plus est disponibles pour réaliser un parcours long et non rémunéré.

La Coordination Rurale le répète depuis de nombreuses années, pour accompagner toutes les installations, il faut agir sur deux leviers :
• relever l’âge d’accès aux aides à l’installation,
• simplifier le parcours pour le rendre accessible et adapté à l’ensemble des publics.

Si le ministère de l’Agriculture reste sourd à de telles demandes, on peut féliciter l’initiative de la Région Normandie qui fait le choix de reconnaître et d’accompagner les projets d’installation des plus de 40 ans. L’objectif de 80 projets accompagnés par an, annoncé de la collectivité territoriale, donne une mesure de l’apport de ces installations à la démographie agricole. Ainsi, selon les données DRAAF, 363 jeunes ont bénéficié de la DJA en 2017 en Normandie (120 en Haute-Normandie et 223 en Basse-Normandie).