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La CR63 échange avec le député Michel FANGET sur la crise des broutards

La CR63 échange avec le député Michel FANGET sur la crise des broutards

Suite à l’envoi d’un courrier demandant une aide forfaitaire sur la commercialisation des jeunes bovins, Michel FANGET, député de la 4e circonscription du Puy-de-Dôme a souhaité échanger avec la CR 63 afin de soutenir et relayer cette mesure auprès du ministre de l’Agriculture. Georges LAMIRAND, secrétaire général de la CR 63 et Alexandre ARMEL, représentant de la section viande de la CR, l’ont rencontré.

A. ARMEL a souhaité commencer cette entrevue en évoquant la situation financière dans laquelle se trouvent les éleveurs : « 150 euros, c’est la somme que perd en moyenne un éleveur sur chaque broutard vendu et encore, sans tenir compte aujourd’hui de l’augmentation des coûts de l’alimentation. Cela représente une perte de 20 à 30 % du chiffre d’affaire, c’est énorme !« 

Il a rappelé également le contexte actuel de la filière actuelle : « On sait que les abatteurs ont actuellement tout le loisir d’imposer leurs prix du fait d’un surstock d’environ 10 000 jeunes bovins qu’ils ont accumulé depuis de nombreux mois. Au regard de l’année dernière, le prix des jeunes bovins a chuté d’environ 5,3 % (JB U) et celui des broutards de 4,2 % (Charolais U). Il est donc impératif de relancer la commercialisation par des aides, y compris l’exportation en vif, pour relever la trésorerie des producteurs qui est dans le rouge depuis plusieurs mois« .

Si cette aide forfaitaire était accordée par l’État, les éleveurs toucheraient 150 euros par jeune bovin vendu entre janvier et avril 2021, ce qui donnerait un coup de pouce à leur trésorerie.

Pour rappel, une mesure similaire, adoptée en 2016 pour une application début 2017 pour les jeunes bovins mâles de race à viande ou mixte, avait participé au rééquilibrage du marché de la viande bovine et au redressement des cotations.

Georges LAMIRAND a souhaité clôturer cet échange en rappelant que « chaque jour un agriculteur se suicide en France sans que cela n’émeuve outre mesure  la classe politique et la société.

 » Rien de concret n’est fait pour endiguer ce phénomène ! Quand une vague de suicide s’est produite à France Télécom, rapidement des mesures ont été prises pour que les suicides s’arrêtent. Pour nous, les causes sont avant tout économiques, c’est pourquoi il faut de toute urgence accorder des prix rémunérateurs aux agriculteurs. Pouvoir vivre de son métier, c’est primordial !« , a déclaré Georges LAMIRAND.