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www.glyphosate.gouv.fr ou comment conjuguer com’ et escroquerie !

site ministère glyphosate

www.glyphosate.gouv.fr ou comment conjuguer com’ et escroquerie !

Gère-t-on une exploitation agricole comme on gère une start-up dans le domaine du numérique ? Évidemment, non. L’agronomie se raisonne sur un temps assez long et il faut parfois des années pour parvenir à changer son système de production.

L’ensemble des alternatives mises en avant par ce site gouvernemental et synthétisées dans un rapport de l’INRA (voir cet article : Glyphosate : une étude de l‘Inra plus dans le rêve que dans la réalité) sont déjà connues et pratiquées par de nombreux agriculteurs, sans pour autant qu’ils parviennent à se passer complètement du glyphosate.

Laisser croire que tout le monde peut y arriver parce que quelques uns y parviennent (non sans grande difficulté) relève non seulement d’une méconnaissance profonde de l’agriculture et de la nature mais aussi de l’escroquerie intellectuelle!

Reste la conversion à l’agriculture biologique mais il s’agit là d’une toute autre démarche, beaucoup plus globale et qu’il serait insultant de réduire simplement à la question du glyphosate.

Sur le site Internet https://www.glyphosate.gouv.fr/, les agriculteurs déjà « sortis » ou « engagés à sortir d’ici 2020 » doivent signaler leurs parcelles. Mais qu’adviendra-t-il aux agriculteurs qui ne se seront pas inscrits sur ce site ? On peut y voir une forme de dénonciation inversée ou un instrument de pression sur les agriculteurs récalcitrants.

Pourtant, même si ce n’est pas écologiquement correct de l’écrire, en l’état actuel des connaissances agronomiques, le glyphosate contribue à préserver la vie du sol, grâce aux techniques de l’agriculture de conservation ou de l’agroécologie.

Comme pour tous les autres produits phytosanitaires, il est certes souhaitable de réduire son utilisation mais cet herbicide reste indispensable dans certains cas et aucune start-up de communication ne pourra y faire quoi que ce soit d’autre que désinformer et continuer à jeter l’opprobre sur les agriculteurs.

Retrouvez les témoignages de 2 agriculteurs engagés en agroécologie :

Bruno Hyais

Michel Cartier