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Viticulture : gros enjeux autour de l’aide à la perte de récolte

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Viticulture : gros enjeux autour de l’aide à la perte de récolte

Dans la prochaine programmation européenne, le programme national d’aide pour la viticulture (PNA) entre dans la PAC et donc dans le plan stratégique national (PSN).

La possibilité de plantation différée sera possible avec l’indemnité de perte de récolte (IPR) allongée de 2 à 5 ans. L’IPR sera applicable dès la récolte 2021.
Cela implique de ne pas toucher d’autres aides PAC pour les mêmes surfaces. À la question « que pouvons-nous faire sur cette surface ? », le ministère parle de jachères, soumises évidemment aux contrôles.

La filière entend bien qu’il y ait des contrôles administratifs PAC pour éviter qu’il y ait deux aides sur la même surface. Mais les agriculteurs de la CR souhaitent avoir la possibilité de cultiver ces terres sans aides PAC. En effet, il est indispensable de couvrir les sols et certaines cultures permettent de le nettoyer.

Les contrôles de FAM sont de 100 % des surfaces soumises à l’arrachage ou la replantation. Il pourrait y avoir des contentieux préjudiciables pour les viticulteurs.
La CR fait remarquer que beaucoup de viticulteurs ont des surfaces disponibles mais pas suffisamment pour faire des rotations longues. L’agronomie recommande de mettre les terres aux repos avant de replanter de la vigne, pour les bio il est préconisé d’attendre au moins 7 ans et la présence de nématodes demandent d’attendre 10 ans.
Pour cela, notre syndicat demande la mise en place d’un système d’équivalence dans les surfaces arrachées.

La Coordination Rurale s’oppose fermement à la position de la coopération qui demande que cette aide soit liée aux plans collectifs.
La CR rappelle que la restructuration individuelle représente 50% des dossiers de restructuration. Cette proposition de la coopération exclurait la moitié des vignerons de France c’est inadmissible.