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Vins d’Alsace et VSIG : la CR répond à l’AVA

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Vins d’Alsace et VSIG : la CR répond à l’AVA

Avant de présenter la position de la Coordination Rurale sur les Vins sans appellation géographique (VSIG), il nous semble nécessaire de faire une mise au point contextuelle.

La Revue des Vins d’Alsace, dans son numéro du mois d’octobre 2019, avait fait paraître un éditorial particulièrement violent contre la CR et sa position lors du Conseil de Bassin Alsace Est du 7 octobre, son représentant Jean-Michel Deiss, et son Président Régional Paul Fritsch.
Suite à cette parution, la Coordination Rurale avait demandé un droit de réponse. Nous venons d’apprendre que selon l’AVA « la demande de droit de réponse n’est pas fondée ».

La Coordination Rurale regrette que l’AVA ait profité d’une tribune pour laisser entendre que la CR aurait rompu avec une discipline de vote passée, tenant pour évidente l’unanimité sur ces sujets.
Quant à l’inquiétude suscitée par le vote de la Coordination Rurale, « contre productif » dans le contentieux engagé avec les pouvoirs publics, cela revient à nous imputer par avance son échec…

Aussi, ne voulant pas laisser une attaque sans suite, ni laisser planer le doute et l’incompréhension quant aux positions soutenues, voici ci-dessous le texte du droit de réponse que nous avions adressé à l’AVA le 18 novembre 2019.

texte du droit de réponse

 

Dans son édition d’octobre 2019, la revue des vins d’Alsace met directement en cause le syndicat Coordination Rurale, son représentant au Conseil de bassin viticole Alsace Est et son Président régional dans l’édito intitulé « Autorisation de plantation, la Coordination Rurale pour le libéralisme ? », suite au vote du représentant CR lors du Conseil de bassin du 7 octobre 2019.

Premièrement, la Coordination Rurale s’étonne que le vote d’un représentant en particulier puisse être divulgué dans la presse. Le Conseil de bassin est un lieu d’échanges de points de vue, dont la synthèse lors de scrutins doit rester marquée à la fois par la liberté syndicale et la liberté de vote.

Deuxièmement, la position prise par le représentant n’est ni « libérale », ni « incompréhensible ». Pour la Coordination Rurale, il n’y aura pas de développement des VSIG dans la plaine, tout simplement parce que cela n’est pas rentable. Mais ce risque, si minime soit-il, a une vertu : il oblige la Viticulture alsacienne d’AOP à revoir ses fondamentaux et à cesser d’utiliser les discriminants spécifiques des Vins sans IG.
En effet, la Coordination Rurale s’insurge du fait que le cépage soit le critère central d’identification des vins d’Alsace et demande qu’une place première soit reconnu au Terroir d’AOP.

Troisièmement, la Coordination Rurale réaffirme sa position en faveur de l’intérêt des agriculteurs et de leur revenu. A ce titre, nous rappelons tout de même que ce sont des alsaciens qui achètent aujourd’hui du vrac d’AOP à 17 centimes d’Euro le litre à d’autres alsaciens. Ce qui est le triste résultat libéral de la politique menée par l’Association des Viticulteurs d’Alsace !
Pour que ce produit voie sa valeur augmenter et repasser durablement au dessus des coûts de production, il faut segmenter la production, dé-massifier et sortir du tout cépage.
La solution se trouve pour une part dans la maîtrise de la production (produire un peu moins que la demande), et pour une autre part dans le travail à mener sans retard de définition de l’identité profonde de nos appellations.
Notre position vis à vis des VSIG a donc bien été prise « dans l’intérêt des seuls producteurs ».

Enfin, le Président régional de la Coordination Rurale a bien compris la position exprimée par le représentant du syndicat au Conseil de bassin, et l’assure de son soutien.
Sur le fond, des positions divergentes au sein d’un conseil de bassin ne devraient pas faire peur, mais plutôt faire réfléchir et permettre la construction patiente de compromis.

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