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Une visite express du ministre de l’Agriculture décevante

DIdier Guillaume 83

Une visite express du ministre de l’Agriculture décevante

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, s’est rendu le 9 décembre dernier dans le Var afin de faire un état des lieux suite aux récentes inondations. Lors de cette visite, Max Bauer était bien présent pour représenter la Coordination Rurale du Var (CR83) même s’il n’en est pas fait mention dans l’article de Var Matin du 10 décembre.

Un véritable catalogue de Noël énuméré par les organisations professionnelles

Après la visite de terrain, une réunion en salle s’est tenue. Les autres syndicats ont énuméré un véritable cahier de doléances au ministre, en oubliant presque le sujet principal. Chacun a défendu ses propres intérêts de sa production et il est regrettable de voir que les inondations ont quasiment été occultées.
La visite éclair du Ministre laisse à penser, pour certains, que c’est un moment important pour faire entendre les problèmes d’un département, et que le Ministre fait passer des messages forts pour faire appliquer l’autorité de l’ État… Cela reste à voir ?
La CR83 a été déçu que sur des questions importantes de l’horticulture, celles-ci n’ont suscité aucunes réponses du Ministre. L’horticulture est encore une production importante dans le Var.

 

Agir au lieu d’accepter les inondations ; STOP ! Il y a une vraie exaspération

Ces crises doivent nous conduire à prendre des mesures drastiques.
Un agriculteur, qui subit des inondations répétitives en zone périurbaine (surtout en maraîchage), peut avoir des dépôts d’hydrocarbure et autres pollutions d’origine urbaine sur ses terres et qui apparaîtront lors des analyses. Il ne faut pas oublier non plus l’aspect psychologique des inondations à répétition avec parfois la perte d’animaux domestiques et d ‘élevage. A-t-on vraiment réfléchi aux conséquences ? Et les pertes de marchés que les inondations engendrent ? Tous ces éléments indirects et non mesurables au lendemain des inondations doivent aussi être pris en compte.
Mettre en place un statut d’agriculteur inondé c’est accepter les inondations et ne rien faire pour éviter qu’elles ne se produisent.

« Nous ne sommes pas contre la mise en place d’outils mais en attendant cela fait 10 ans que le département est touché par les inondations et on observe toujours plus d’urbanisation. Certes il y a le changement climatique mais ces pluies ont toujours existé ! Les villes doivent tout faire pour que les excès d’eau n’aillent pas dans les champs car les conséquences retombent sur les agriculteurs. Les terres agricoles ne sont pas des réceptacles pour lutter contre les inondations. Les agriculteurs ne sont pas les paysagistes de l’environnement ! Ce sont aux collectivités d’apporter des solutions et pas l’inverse. » explique Max Bauer. « Des études très coûteuses ont déjà été faites, il serait plus judicieux de les mettre en application ! Sinon refaire des réunions pour comprendre les causes et  « essayer d’agir » comme dit le Ministre, c’est remettre en question le travail fait précédemment et on aura perdu 10 ans, avec d’éventuels risques humains lors d’inondations. »