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Un député qui porte des œillères

Un député qui porte des œillères

Le 25 septembre dernier, Elisabeth Venne, Présidente de la Coordination Rurale des Alpes-Maritimes et Max Bauer, Président de la Coordination Rurale PACA, répondaient présents à l’invitation de Monsieur Loïc Dombreval, député de la 2e circonscription des Alpes-Maritimes.

L’opposition de la Coordination Rurale au RIP animaux a suscité la curiosité de Monsieur le Député, qui de son coté le soutient fermement.

Pour la Coordination Rurale, ce référendum n’est qu’un amalgame qui ne mène ni à la réflexion, ni à la compréhension. L’élevage y est associé aux cirques, aux expérimentations scientifiques, et aucun des membres proposant ou soutenant ce RIP ne connaissent réellement le métier d’agriculteur. De plus, la Coordination Rurale s’interroge sur la pertinence de l’outil du référendum sur ce sujet.

« Est-ce bien aux citoyens de prendre des décisions concernant le fonctionnement de l’agriculture au niveau national ? Il serait largement préférable d’engager un vrai débat parlementaire, quelque chose qui tienne vraiment la route », a déclaré Max Bauer.

Le député affirme que l’on ne peut pas faire abstraction d’une augmentation concrète de la prise de conscience citoyenne de la condition animale en France. Pour lui : « Le RIP n’est qu’un outil supplémentaire pour une minorité agissante de se faire entendre, et qui plus est, les référendums n’aboutissent que rarement, on le sait… »

La Coordination Rurale a choisi de se battre contre ce RIP parce qu’elle croit en l’agriculture française. En s’opposant à ce projet, le syndicat refuse la stigmatisation de l’élevage véhiculé par des images ou des vidéos ne représentant qu’une part infime de la réalité du métier. De plus, ce RIP n’aurait comme seule conséquence d’accentuer les importations de produits carnés venant du monde entier, et d’exposer encore plus les éleveurs français à une concurrence déloyale.

La demande de la fin de l’élevage intensif pour 2024 ?
Monsieur le Député y voit une occasion de prendre le train déjà en route de la FoodTech et autres viandes de synthèse, la CR y perçoit, elle, les prémices de la fin de l’élevage.

Le soutien d’associations connues pour leurs propos diffamatoires concernant l’agriculture, et/ou l’intrusion illégale de certains de leurs membres dans des exploitations (comme L214 pour ne pas les citer) ?
La CR y voit une manipulation des citoyens et de l’électorat par l’émotionnel, quand Monsieur Dombreval s’obstine à croire que ces associations n’ont aucune mauvaise intention.

Malgré de nombreuses relances de la part des deux présidents de la Coordination Rurale, autour des enjeux et de l’importance de l’élevage français sur notre territoire (qualité et disponibilité des produits), Monsieur Loïc Dombreval, ne jure que par la FoodTech et l’évolution des habitudes de consommation… Mais est-ce vraiment le sujet du RIP ?

À l’issue de cette rencontre, la Coordination Rurale remet en question le soutien du député d’un RIP qu’il qualifie lui même de «fourre-tout», et elle souligne l’évolution non contestable des méthodes et des pratiques de l’élevage et de l’agriculture en général depuis une vingtaine d’années.