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Un an après la ratification du CETA, la fuite en avant continue

Non au Ceta

Un an après la ratification du CETA, la fuite en avant continue

Cela fait exactement un an que l’accord commercial entre le Canada et l’Union européenne (CETA) a été ratifié par les députés français, malgré les craintes des éleveurs de la Coordination Rurale présents en nombre ce 23 juillet 2019 devant l’Assemblée nationale. Bien que les sénateurs ne se soient pas encore prononcés sur cet accord, de même que certains autres pays de l’UE, l’accord s’applique de manière provisoire, et ce depuis 2017. Pour rappel, l’accord permet l’importation de 85 000 tonnes de viande porcine et 65 000 tonnes de viande bovine, produite sous les standards de production français et européens et est préjudiciable pour l’ensemble des éleveurs dont les éleveurs laitiers, pourtant cités comme bénéficiaires de l’accord.

Ratification d’autres accord commerciaux en vue

Dans son rapport, publié au mois de juin, la Convention citoyenne pour le climat proposait une réforme de la politique commerciale européenne afin que cette dernière soit compatible avec les engagements internationaux en matière environnementale. Exit donc le commerce de produits élaborés à l’autre bout du monde, impliquant de nombreux transports maritimes et aériens polluants.

Alors que le Président de la République a annoncé catégoriquement que la France ne ratifierait pas d’accord avec le Mercosur car ce serait le pire de tous les accords, la volonté de la Convention citoyenne risque bien de se transformer en vœux pieux. En effet, l’Allemagne, qui vient de prendre la présidence du Conseil européen, a déclaré son attachement à une politique commerciale « ouverte, ambitieuse et équitable ». Elle prévoit ainsi de multiplier les accords de libre-échange notamment avec l’Indonésie, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Inde, mais aussi avec les pays du Mercosur. Phil Hogan, Commissaire européen au Commerce, a d’ailleurs déclaré le 6 juillet dernier avoir « terminé le nettoyage juridique » du texte pour que la ratification puisse débuter en octobre.