L'info régionale

Réseaux sociaux

Taxe engrais azotés : Quand nos politiques seront-ils fidèles à leurs promesses ?

Francois-Walraet

Taxe engrais azotés : Quand nos politiques seront-ils fidèles à leurs promesses ?

Depuis plusieurs mois, le président de la République et son gouvernement n’ont de cesse de s’exprimer longuement et précisément sur les taxes, impôts, redevances auxquels sont soumis les Français.


Dès avril 2018, dans un entretien accordé à BFM TV, RMC et M
ediapart le Président a assuré aux Français, : « Il n’y aura pas de nouvel impôt, ni d’augmentation de la pression fiscale ». Promesse qu’il a réitérée le 14 juin 2020 lors de son allocution télévisée en précisant : « Nous ne financerons pas les dépenses en augmentant les impôts. La seule réponse est de bâtir un modèle économique durable et plus fort ».


Tout ceci était clair limpide, et assorti d’aucune mention de réserve en petit caractère au dos des dites déclarations que nous omettons souvent de lire. Or, la majorité présidentielle a la ferme intention d’instaurer une nouvelle taxe sur les engrais azotés. Si ce projet était mené à son terme, ceci constituerait, un total reniement des promesses faites pourtant les yeux dans les yeux aux Français.


Le reniement permanent
par les responsables politiques de leurs promesses et de leur parole est le cancer de notre démocratie. Alors que je pensais avec beaucoup de naïveté que ce monde d’avant était révolu, je constate avec colère qu’il n’en est rien et que la parole politique et les promesses, reniées au moment même de leur énoncé, n’ont plus vraiment de valeur, conduisant les Français à l’extrémisme et l’abstention.


Quand donc ce gouvernement respectera-t-il ses promesses en renonçant à cette nouvelle taxe ? Elle ne constitue qu’une charge supplémentaire pour nous agriculteurs, sans que nos prix de vente ne soient indexés, et risque par la même occasion d’alimenter le fonctionnement opaque de structures para-agricoles.

Rappelons que la fertilisation du sol est indispensable à la croissance des plantes, cette taxe ne peut que constituer un nouveau frein à la production.

Pour rappel, une situation quasi similaire s’est présentée il y a quelques années lors de la création de la Redevance pour pollutions diffuses (RPD). Taxe, pour laquelle les agriculteurs avaient eu la garantie qu’elle serait destinée à alimenter un fonds finançant les pratiques vertueuses, mais qui a rapidement augmenté et a même abondé le budget général.