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Pollution de l’air

Secteur agricole : des émissions de particules bien réelles En France, le secteur agricole émettrait environ 20 % des particules fines, 97 % des particules d’ammoniac et 48 % des poussières (1). Pour ces dernières, les périodes de plus forte émission sont celles du travail du sol...

Pics de pollution : nos Ministres ne manquent pas d’air !

Un nouvel arrêté interministériel daté du 7 avril 2016 vise à encadrer les « procédures préfectorales en cas d’épisodes de pollution de l’air ambiant ». S’il est indispensable de protéger les populations de l’effet délétère de certaines particules (ozone, dioxyde d’azote, composés organiques volatils, etc.), l’inclusion des particules fines d’origine agricole, dont l’effet négatif sur la santé est loin d’être démontré, pose véritablement question, d’autant que les mesures préconisées auront d’importantes conséquences sur les travaux agricoles.

Pollution de l’air : la Cour des Comptes mal informée

Dans un rapport publié en décembre, elle estime que l’effort de réduction des émissions de particules doit être plus équitablement réparti entre les secteurs économiques et qu’il faut accentuer les actions dans le secteur agricole. Pour la CR, c’est bien mal discerner les conséquences réelles de ces particules sur la santé et c’est sous-estimer la profondeur de la crise économique du secteur agricole.

Pollution de l’air : les particules fines d’origine agricole sont sans danger !

La loi relative à la transition énergétique prévoit qu’un plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA) doit être arrêté au plus tard le 30 juin 2016. Dans cette optique, un rapport préparatoire publié par le CITEPA et l’INERIS propose 50 mesures, dont 17 concernent l’agriculture. L’agriculture se retrouve dans le viseur car elle a le malheur d’émettre de l’ammoniac qui rencontre dans l’air de l’oxyde d’azote émis par les automobiles et l’industrie pour former des particules secondaires de nitrate d’ammonium. Dans un contexte de contentieux avec Bruxelles sur la pollution de l’air, les agriculteurs risquent de trinquer pour rien, car les particules fines incriminées sont en réalité sans danger pour la santé.

Pollution de l’air : laissez les agriculteurs libres de leurs pratiques !

Le rapport de la Commission d’enquête sur le coût de la pollution de l’air, rendu public le 15 juillet, prétend que la part des émissions agricoles (48% des poussières et 97% de l’ammoniac) participe au coût global de 101 milliards par an engendré par la pollution atmosphérique.
En admettant encore que ce calcul soit sérieusement étayé, n’est-il pas illusoire et vain de faire porter les efforts sur l’agriculture alors que la pollution concerne en premier lieu les autres secteurs économiques ?