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Soutenir les jeunes agriculteurs, c’est garantir la sécurité alimentaire pour demain

joris

Soutenir les jeunes agriculteurs, c’est garantir la sécurité alimentaire pour demain

Alors qu’Emmanuel Macron a réaffirmé, dans son entretien du 14 juillet, vouloir faire de la jeunesse la « priorité de la relance », la Coordination Rurale souhaite l’interpeller sur la condition des jeunes agriculteurs.

La section Jeunes de la CR considère l’apprentissage comme la voie de prédilection pour apprendre le métier d’agriculteur. Malheureusement, les conditions d’accueil des apprentis ne cessent de se durcir. La réalité des métiers de l’agriculture étant ignorée, de plus en plus de maîtres d’apprentissage renoncent à accueillir des jeunes car cela devient trop risqué et contraignant (responsabilité juridique trop large, contraintes incompatibles avec l’acquisition des savoirs-faire agricoles, coût trop élevé).

Une fois leur diplôme en poche, nos jeunes devront s’installer et donc acquérir du foncier. Débute alors un long chemin de croix. Pour la Coordination Rurale, il faut que l’État cautionne les prêts liés à l’installation et crée un prêt d’honneur à taux 0 pour tous les jeunes qui souhaitent s’installer. De plus, des structures innovantes dédiées à l’installation des jeunes doivent être mises en place. Enfin, parce que le problème de l’installation se pose même lorsque l’exploitation est transmise entre les membres d’une même famille, le crédit transmission doit être restauré.

Le PPP, le Plan de Professionnalisation Personnalisé illustre parfaitement l’aberration d’un système trop complexe. Cette formation est beaucoup trop lourde et chronophage pour des jeunes qui ne peuvent se permettre d’y consacrer plusieurs mois sans perspective de rémunération. Conséquence, près de la moitié des jeunes de moins de 40 ans s’installent sans percevoir d’aides. C’est pourquoi la  section Jeunes de la CR demande que le PPP se limite au stage 21h pour tous les titulaires d’un diplôme de niveau IV. Enfin, les conditions du suivi et d’engagement doivent être assouplies.

« Si l’on ne fait rien, le nombre d’agriculteurs va continuer de s’effondrer et c’est notre sécurité alimentaire qui sera compromise ! Si la jeunesse doit être la priorité de la relance de l’économie, alors le ministère de l’Agriculture a du pain sur la planche », a déclaré Joris Miachon, responsable de la section Jeunes.