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Les SIE et Cipan, implantés à dates obligatoires, responsables du génocide des vers de terre !

Les SIE et Cipan, implantés à dates obligatoires, responsables du génocide des vers de terre !

Le 24 juillet dernier, la CR de l’Aube interpellait le préfet du département afin d’obtenir une dérogation à l’implantation des SIE et des Cipan face à la sécheresse. Lors d’une concertation régionale sur le 6e programme d’action nitrate regroupant les représentants de la Chambre régionale d’agriculture, des Chambres départementales, des organisations professionnelles agricoles et des DDT, un indicateur d’humidité aurait été unanimement approuvé par les participants pour caractériser la sécheresse des sols. Évidemment, la Coordination Rurale n’a pas été conviée à cette réunion !

Pour la CR, c’est clair : cet indicateur est insuffisant !

Nous avons tenu en premier lieu à nous assurer du bien-fondé de notre démarche de demande de dérogation. Nous avons pour cela réalisé des opérations d’évaluation de la qualité de la vie du sol.
Le procédé est simple. Une zone d’un mètre par un mètre est tout d’abord délimitée. 40 litres d’eau mélangés à 800 grammes de moutarde sont épandus sur la zone. Les vers de terre remontent. Leur collecte permet alors de les disposer dans un seau et de les peser.

SIE Cipan vers de terre

Les résultats observés sont sans conteste :

Mentionnons que les terres comptaient en moyenne 1 200 kg de vers de terre par hectare au mois d’avril 2019.

Au 14 octobre 2019, les terres se distinguent en 4 catégories :

  • Dans les parcelles où les implantations de couverts ont été réalisées en juillet, les terres comptent 0 à 50 kg de vers de terre par hectare.
  • Les terres où les implantations de couverts ont été réalisées début août comptent 200 kg de vers de terre par hectare.
  • Les parcelles où les implantations de couverts ont été réalisées le 20 août 2019 (date limite de la dérogation) comptent quant à elles 300 à 400 kg de vers de terre par hectare .
  • Dans la parcelle témoin, sans implantation de couverts, mais avec épandage de glyphosate, la pesée relève 700 kg de vers de terre par hectare.

Que faut-il en conclure ?

Les sols travaillés au mois de juillet enregistraient des températures avoisinant les 50°C. Il faut savoir que la vie des sols se dégrade dès 20°C et que les lombrics meurent dès 30°C. Les terres travaillées tardivement ont été légèrement plus épargnées. Notons que ce sont celles qui comptent le plus de vers de terre.

Source : Chambre d’agriculture de l’Aube

L’implantation de couverts SIE et Cipan empêche également la mise en place de techniques de recouvrement des sols avec du chaume, qui assurent une couverture et permettent d’abaisser la température du sol de plusieurs dizaines de degrés en été.

Les SIE et Cipan ne se sont pas développées avec la sécheresse. La pesée des couverts végétaux en place au 14 octobre indique moins de 10 kg de matière sèche par hectare.

L’utilisation d’un indicateur d’humidité pour caractériser la sécheresse des sols est insuffisant.
La température des sols, élément qui conditionne la vie des bactéries, des arthropodes et des lombrics. La CR a par conséquent demandé au préfet qu’elle soit également reconnue comme indicateur caractérisant la sécheresse des sols.

 

Pour aller plus loin, cliquez ici pour consulter un article paru dans le Figaro

 

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