La section Ovine est une section spécialisée de la Coordination Rurale, constituée d’éleveurs ovins de toute la France, la section Ovine de la Coordination Rurale dispose d’une vision à la fois globale et ancrée dans la réalité du terrain de la filière ovine française. Tous éleveurs, ils défendent leurs territoires, leurs traditions et leurs savoir-faire face à des acteurs industriels davantage guidés par des logiques financières que par la pérennité des élevages. La section ovine représente la Coordination Rurale au sein des instances interprofessionnelles de la filière ovine.

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Nos solutions

Le secteur ovin français traverse une crise structurelle depuis de nombreuses années. Faible rémunération des éleveurs, hausse des charges, concurrence déloyale et manque de régulation fragilisent durablement les exploitations. Pourtant, des solutions concrètes existent pour assurer l’avenir de la filière ovine.

La section ovine de la Coordination Rurale milite pour :

  • Obtenir l’exception agricole à l’OMC, afin de protéger les éleveurs français de règles inadaptées à l’agriculture et nuisibles à la filière.

  • Réformer en profondeur la PAC, avec une régulation effective des productions et des marchés, une adaptation des volumes aux besoins réels, une stabilisation des prix et la mise en place de prix rémunérateurs, supérieurs aux coûts de production, notamment via l’indexation sur le coût des intrants (alimentation, énergie). Les éleveurs ovins doivent pouvoir vivre dignement de leur métier.

  • Protéger l’agriculture européenne en instaurant des droits de douane variables et en refusant les importations de produits ne respectant pas les normes sanitaires, sociales et environnementales de l’Union européenne.

  • Harmoniser les normes fiscales, sociales et environnementales au niveau européen, afin de mettre fin aux distorsions de concurrence entre États membres.

  • Expérimenter une TVA sociale en agriculture, pour financer la protection sociale, améliorer les retraites agricoles et réduire le poids des charges sociales pesant sur les produits agricoles.

  • Faciliter l’accès direct aux matières premières pour l’alimentation animale, en autorisant la vente directe entre producteurs de céréales et éleveurs ovins, afin de réduire les coûts alimentaires et limiter les intermédiaires.

  • S’appuyer sur les travaux de l’Observatoire des prix et des marges, pour garantir une répartition plus équitable de la valeur tout au long de la filière ovine, de la production à la distribution.

  • Mettre en place un étiquetage clair et transparent pour le consommateur, indiquant la provenance réelle des produits ovins (lieu d’élevage et de production, et non uniquement de transformation) ainsi que les conditions de production.

  • Instaurer une réglementation environnementale et de bien-être animal juste et cohérente, construite avec les éleveurs et adaptée aux réalités du terrain.

  • Créer une organisation collective des producteurs ovins, afin de regrouper l’offre, renforcer le rapport de force face aux acheteurs et revaloriser les prix sur le marché intérieur, tout en garantissant la liberté et l’indépendance des éleveurs, avec un nombre limité de cahiers des charges (standard, label, bio).

Nos actions

La section ovine de la Coordination Rurale est présente au cœur des instances nationales de la filière, notamment à FranceAgriMer et dans les structures interprofessionnelles ovines. Pour faire entendre la voix des éleveurs et infléchir les orientations prises, elle participe activement à de nombreuses commissions, réunions et groupes de travail dédiés à la filière ovine.

Elle est représentée par des éleveurs bénévoles, engagés sur le terrain et vivant pleinement de leur métier, qui portent une parole libre, indépendante et ancrée dans la réalité quotidienne des exploitations.

La section ovine interpelle régulièrement les responsables politiques, tant nationaux qu’européens, pour défendre les intérêts des producteurs, alerter sur les difficultés structurelles de la filière et proposer des solutions concrètes pour assurer sa pérennité. Des rencontres sont ainsi organisées avec élus, décideurs publics et représentants des institutions agricoles.

Elle entretient également un dialogue direct avec les acteurs économiques de la filière, notamment transformateurs et distributeurs, afin de défendre une répartition plus équitable de la valeur et des conditions économiques justes pour les éleveurs.

Lorsque le dialogue institutionnel ne suffit plus et que les revendications des éleveurs restent ignorées, la section ovine n’hésite pas à recourir à des actions collectives visibles, pour faire entendre la colère et les attentes légitimes de la profession.

Responsable de section

Nathalie Boudot

Eleveuse ovin

Responsable de la section ovine