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Sécheresse: des restrictions jusqu’au 15 octobre dans les Alpes-Maritimes

Sécheresse: des restrictions jusqu’au 15 octobre dans les Alpes-Maritimes

Avec une pluviométrie « encore très déficitaire » ce mois-ci, de l’ordre de – 40 à 60 % par rapport à la normale, la préfecture des Alpes-Maritimes a décidé de prolonger ses mesures pour faire face à la sécheresse, au moins jusqu’au 15 octobre. « Les précipitations localisées du mois d’août ont permis de soulager temporairement les niveaux de certains cours d’eau superficiels, mais ne permettent pas d’inverser durablement la tendance de fond », notent les services de l’Etat.

Sur la base de ces éléments, ainsi que des observations de débits, le préfet des Alpes-Maritimes a décidé de prendre les mesures suivantes :
– Les bassins-versants de l’Estéron, de l’Artuby, de la Brague, des Paillons, de la Roya/Bévéra, de la Siagne amont, du Loup et de la Cagne restent au stade de « crise », avec les restrictions les plus dures (interdiction d’arrosage, jeux d’eau interdits…).
– Les bassins-versants du Var aval et amont qui affichent une légère amélioration, passent de l’alerte renforcée à l’alerte simple. Cette mesure concerne également la Siagne aval, à l’ouest du département.

> A noter que pour ces zones en particulier, l’interdiction d’arrosage entre 9 et 19h perdure mais les usages agricoles ne sont réduits que de 20 % au lieu de 40 %.

Un « scénario plus chaud » jusqu’en octobre

« Les précipitations localisées du mois d’août ont permis de soulager temporairement les niveaux de certains cours d’eau superficiels, mais ne permettent pas d’inverser durablement la tendance de fond, notent les services de l’Etat. Jusqu’en octobre 2022, Météo-France prévoit un scénario plus chaud que la normale saisonnière. »
En conséquence, les risques d’incendie sont également très élevés. Vendredi, la préfecture avait encore interdit l’accès à deux massifs forestiers à l’ouest des Alpes-Maritimes.
Depuis ce lundi midi, un important dispositif de pompiers est déployé au niveau du col de Tende, à l’est, où un feu de broussailles menace de ravager plusieurs hectares.

> Il est rappelé que les services de l’État procèdent à des contrôles réguliers, qui ne sont pas seulement à vocation pédagogique mais peuvent donner lieu à des rapports de manquement administratifs ainsi que des procès-verbaux. Au-delà des suites administratives, tout contrevenant aux mesures de restriction ou d’interdiction s’expose à une contravention de cinquième classe (1500 euros d’amende pour toute infraction constatée).