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Réveil glacial en Nouvelle-Aquitaine

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Réveil glacial en Nouvelle-Aquitaine

Le gel qui a frappé la France la semaine dernière n’a pas épargné la Nouvelle-Aquitaine. Avec des exploitations parfois impactées jusqu’à 100 %, l’estimation des dégâts est considérable. Les arboriculteurs ont parfois perdu tout espoir de récolte, notamment sur les kiwis, les pruniers, les pommiers… Les vignes précoces sont aussi impactées, malgré le travail impressionnant des exploitants pour essayer de contrer cet épisode de gel, avec des bougies, des feux de bottes, de l’aspersion, comme chez François Turpeau, agriculteur dans la Vienne.

Il est difficile pour le moment de chiffrer exactement les pertes, particulièrement pour les grandes cultures pour lesquelles l’impact sera visible seulement dans plusieurs semaines.

Les annonces gouvernementales quant à elles nous incitent à rester prudents. Qui pourra vraiment être indemnisé, et comment ? Le ministre a appelé à une mobilisation totale et collégiale pour le secteur agricole. Il a retenu l’urgence d’un accompagnement social, fiscal et bancaire.

L’impact psychologique n’est pas non plus à prendre à la légère, cet épisode de gel ayant détruit dans certains cas une année complète de travail, sans espoir de revenu de production.

La Coordination Rurale compte sur le soutien de tous les acteurs des filières impactées, particulièrement les grandes surfaces, et leur demande de privilégier les achats de fruits et légumes français, voire locaux.

Les agriculteurs comptent aussi sur les consommateurs pour les soutenir comme ils l’ont fait lors des différents confinements, en achetant local, directement chez le producteur ou sur les marchés.

Avec cette nouvelle catastrophe climatique, on peut constater que le système assurantiel et le dispositif de calamités agricoles ne sont plus adaptés. En grandes cultures, l’assurance ne prend en charge que la semence, mais l’impact d’un resemis avec un mois de retard engendre des pertes bien supérieures ! Avec le système actuel, l’argent de la PAC va chez des assureurs et les agriculteurs sont mal couverts !

Il serait temps de faire évoluer cela.