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Réunions sur le suivi des relations commerciales : STOP à la mascarade

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Réunions sur le suivi des relations commerciales : STOP à la mascarade

Estimant que le gouvernement mise uniquement sur les relations commerciales entre les différents maillons de la filière pour assurer des prix rémunérateurs aux agriculteurs, la Coordination Rurale a décidé de boycotter la table des discussions.

En focalisant leur attention sur les relations commerciales, l’État et le syndicat dit « majoritaire » occultent totalement la responsabilité du système de libre-échange international dans l’asservissement des agriculteurs français. Améliorer les relations entre les acteurs de la filière est indispensable mais ce qui est présenté comme une politique phare n’est en réalité qu’accessoire !

« Les discussions évitent soigneusement d’aborder les vrais problèmes et écartent les propositions sérieuses… Chaque réunion agricole commence par un point sur la conjoncture, et ils voudraient nous faire croire que le problème vient de mésententes avec la grande distribution ? » indique Pascal Aubry, représentant de la Coordination Rurale, qui poursuit : « quand bien même ils réussiraient, il suffirait que la production augmente pour encore casser le marché.»
Comme l’avait dit la Coordination Rurale dès le lancement des débats sur les États généraux de l’alimentation, l’ambition officielle claironnée de garantir des prix agricoles supérieurs à leur coût de production est incompatible avec la logique de la PAC, des accords OMC et du dogme européen de la concurrence libre et non faussée.

Les agriculteurs disparaissent sous les coups d’une politique économique agricole soumise à la main invisible et stupide du marché. Cette politique doit d’urgence être domestiquée au service de l’humanité car, faut-il le rappeler, l’agriculture doit impérativement nourrir une population toujours croissante.

Hélas, les faits donnent raison à la CR et, plutôt que d’organiser ces discussions inutiles, notre gouvernement doit donc maintenant se battre pour faire adopter au niveau européen une PAC modernisée qui protège et régule les productions et les marchés agricoles pour avoir suffisamment d’agriculteurs en mesure de garantir la souveraineté alimentaire.