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Retour en arrière ?

glyphosate Jean-René Gouron

Retour en arrière ?

Il est facile de vouloir tout supprimer pour des raisons idéologiques sans en mesurer les conséquences. J’aimerais connaître les compétences de ceux qui ne savent que répéter en boucle ce qu’ils ont entendu sans jamais rien vérifier.

Je suis un utilisateur de glyphosate  depuis plus de 40 ans et je vais très bien. 12 L/ha en 1976, 6 L/ha avec le génamin en 1990 et à peine 2 L/ha (et pas partout) aujourd’hui en agriculture de conservation. Je sais, tous nos efforts ne valent rien face au fonds de commerce de la peur…

Grâce à vous, on reprendra les charrues, on grattera et regrattera le sol et hop des décennies de stockage de carbone retourneront dans l’atmosphère. Bravo Mesdames et Messieurs, vous appartenez à celles et ceux dont Victor Hugo disait que : « le plus effrayant se sont les ignorants agissants ».

Vous feriez mieux de vous mobiliser contre les importations massives de maïs et de soja glyphosatés qui n’existent pas chez nous. En effet, comme nous n’avons pas d’OGM (c’est interdit) nous ne pouvons pas pulvériser de glyphosate sur nos plantes cultivées car celles-ci crèveraient (donc pas dans nos assiettes). Nous appliquons du glyphosate uniquement en inter-culture pour détruire les plantes adventices et nous évitons ainsi de grandes consommations d’énergie fossile. Il faut savoir aussi que, pour la dessiccation des plantes, certains pays utilisent le glyphosate quelques jours seulement avant la récolte. Ceci est interdit en France. En revanche, les pays du MERCOSUR et CETA utilisent cette méthode.

Vous êtes des champions. Vous allez supprimer le glyphosate en France, cela va vous rendre heureux sans vous rendre compte que vous allez punir des innocents et en même temps ouvrir un boulevard aux importateurs. C’est-à-dire encourager les coupables… qui grâce à leurs importations continueront de nous faire avaler du glyphosate…

J’attends  qu’on invalide ma formule où je paraphrase François Rabelais : « Chimie sans conscience est la ruine de la santé mais chimie bien ordonnée est le bienfait de l’humanité ». C’est quoi la médecine ? De la chimie ? À ce propos j’indique que j’ai été très heureux d’être anesthésié pour qu’on remplace ma pile pour mon cœur. Je suis désolé d’avoir accepté les pesticides qui me permettent  de vivre plus longtemps. Je suis désolé  d’être le salaud qui n’a pas accepté une mort naturelle au dépend de la planète. Le salaud qui chaque matin et chaque soir ingurgite 100 mg de Flécaïnide (ide comme insecticide, comme herbicide, comme fongicide) + 50 mg de Métoprolol, le tout de la maison Sandoz… Et honte suprême, cela dure depuis Août 2011… Et nos femmes, nos filles pour leur libération, qui utilisent ou ont utilisé la pilule, c’est de la chimie qui ne compte pas ? Dans un autre domaine, comment allons-nous lutter contre la mouche qui dévore les moutons ? Rappelez-vous le Chikungunya avec à la télé les agents, pompes sur le dos, désinfectant tout ce qu’ils pouvaient pour se débarrasser du fléau. Je suppose que c’était de l’eau de rose…

Pour finir, quelques chiffres du CNED (Centre National d’études démographiques). En 1910, chimie zéro, voitures zéro, goudrons zéro, tracteurs zéro, avions zéro, électricité zéro, haies maxi, bio-diversité maxi, remembrement zéro, écolos zéro. Espérance de vie, 50 ans et crue du siècle à Paris jamais égalée à ce jour.  En 2019 : espérance de vie + de 82 ans… À bas la Chimie… À bas le progrès technique… À bas la science… En avant les prophéties et les prophètes du malheur… Sachons que la bêtise se paye toujours au prix fort…

Jean -René Gouron, Agriculteur

En réponse à un appel de signature de Santé nature innovation pour faire interdire le glyphosate

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