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Rencontre (ou plutôt) non-rencontre avec Madame Abba

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Rencontre (ou plutôt) non-rencontre avec Madame Abba

Madame Bérangère Abba, Secrétaire d’État, de la ministre de la Transition écologique, avait prévu une visite éclair dans le département de l’Indre, dans le cadre de la nouvelle stratégie des aires protégées. Après une visite du Parc national régional de la Brenne, une entrevue devait être organisée à la Préfecture avec les syndicats agricoles : un quart d’heure chacun !

En arrivant sur place, à la surprise de la CR 36, il n’a plus été question de rencontrer Madame Abba, mais un collaborateur de la Préfecture accompagné de Madame Cottin, Directrice DDT, et de Madame Dufourg de la DDT. Pendant ce temps-là, la secrétaire d’État était en visio-conférence pour suivre le conseil régional de la biodiversité…

Nous, les personnes du terrain, nous ne comptons définitivement pas !

« Lors de notre court entretien, nous avons réaffirmé que l’acteur majeur de la biodiversité reste sans aucun doute l’exploitant agricole. Ce dernier travaille la terre, entretient les haies (dans le Berry, on parle de bouchure) et vit dans les territoires. Aussi, nous nous inquiétons de l’objectif affiché, à l’horizon de 2022, de protéger 30% de notre territoire, dont 10% serait classé en espaces très protégés. Quelle est la place de l’activité agricole dans ces zones protégées ?

D’autre part, nous avons rappelé que la loi EGALIM n’est toujours pas appliquée. Tous les exploitants agricoles, quelle que soit leur production, subissent des contraintes, des normes et des contrôles de plus en plus importants, dans le but de garantir la sécurité alimentaire des Français. Et en même temps, la France importe des denrées alimentaires qui n’obéissent pas au même cahier des charges, notamment en matière d’utilisation des  produits phytosanitaires et des OGM. Ces distorsions de concurrence sont insupportables pour nous, exploitants agricoles. Quand est-ce que l’article 44 de la loi EGALIM sera-t-il enfin appliqué ?

L’entretien ne nous a pas permis d’avoir des réponses à ces questions… Nous attendons des actes, justes des actes et de réels retombées sur nos exploitations pour qu’elles continuent à vivre et à faire vivre nos territoires, en retrouvant de la rentabilité, surtout dans nos zones intermédiaires.« , explique Maguelonne De Sèze, présidente de la Coordination Rurale de l’Indre, présente à cette entrevue.