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Quelles solutions pour les éleveurs face aux vautours?

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Quelles solutions pour les éleveurs face aux vautours?

Depuis plusieurs mois, l’inquiétude se fait sentir chez des éleveurs suite aux multiples attaques de vautours sur le bétail dans Puy de Dôme. La présence de cette espèce plutôt inhabituelle, il y a encore quelques années, tend à devenir de plus en plus fréquente. En 2020, la DDT  dénombrait 500 vautours contre 180 en 2019 et 50 en 2018.

Face aux interrogations des éleveurs,  une cellule de veille vautour a été mise en place le 31 mai dans le Puy de Dôme afin de  définir un programme d’actions avec l’ensemble des acteurs . Parmi les actions proposées, la DDT souhaite la mise en oeuvre de dispositifs pour limiter l’accès aux points d’eau aux vautours : disposer des abreuvoirs en bordure de parcelle ou de sous-bois, installer des filets de camouflage etc… Des dispositifs qui suscitent beaucoup d’incompréhension et la colère des éleveurs qui doivent encore une fois s’adapter.

Un protocole d’intervention a également été mis en place avec un numéro unique pour déclarer un cas de suspicion. Une expertise pourra alors être déclenchée afin d’examiner si l’animal était vivant lors de l’attaque. L’autopsie et les analyses seront prises en charge par la DDT .

En cas de suspicion d’attaques, vous pouvez contacter le 04 73 42 15 47 (horaires ouvrés) ou le 06 64 04 05 73 (astreintes). Une adresse mail est également à votre disposition : ddt-chasse@puy-de-dome.gouv.fr

Pour l’heure, de nombreuses interrogations subsistent notamment sur le plan sanitaire :

  • Mortalité soudaine des animaux et inquiétudes sur les maladies transmissibles à l’Homme (fièvre charbonneuse) ,
  • Interrogations quant au souillage des points d’abreuvement, au portage de bactéries par les vautours.

La DDPP a d’ores et déjà annoncé  » la reconduction du dispositif de prise en charge financière des prélèvements et analyses en cas de suspicion d’anthrax validée par le vétérinaire.  Une prise en charge vaccinale a également été demandée auprès du Conseil départemental contre l’entérotoxémie et l’anthrax.