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Quatre cas de tuberculose bovine dans le Calvados, 1000 bovins à abattre

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Quatre cas de tuberculose bovine dans le Calvados, 1000 bovins à abattre

« Nous assistons parfois à une perte génétique inestimable, ce sont des années de travail réduites à néant. Il y a quatre ans, nous avions déjà souffert de la tuberculose, aujourd’hui elle fait son retour dans les exploitations. Nous vivons avec la peur au ventre dès qu’un symptôme apparaît sur nos animaux. Nous devons réagir et faire face à l’urgence de la situation surtout que la mise à l’herbe est proche », explique Jean Jacques Pesquerel, président de l’URDAC/CR14. « En tant que syndicat, nous sommes là pour accompagner les éleveurs qui, dans le cas d’une suspicion, en ressentent le besoin. Il y a une réelle pression à laquelle il faut faire face et qui peut vite devenir ingérable. Nous insistons régulièrement auprès des services publics afin qu’ils adoptent un traitement plus humain face à ces situations de crise. Les éleveurs ne doivent pas être sur le banc des accusés, mais au contraire accompagnés dans le processus d’assainissement. Autre point important : il est impératif de prendre en compte l’intérêt des éleveurs avant toute chose et de financer équitablement les mesures imposées. »

Le 10 mars dernier, monsieur le Préfet organisait une réunion sur la tuberculose bovine à l’Hôtel de Préfecture. Delphine Benard, représentant de l’URDAC/CR14, y participait . Voici ses conclusions :
1- Des moyens financiers doivent être alloués pour la recherche des souches présentes sur le territoire afin d’éradiquer au plus vite cette maladie. Pour exemple : analyse poussée en abattoir sur l’ensemble des bovins abattus.
2 -Une indemnisation conséquente doit être faite, et ce, le plus rapidement possible. Les services de l’État doivent être réactifs tout en limitant la complexité administrative.
3- La faune sauvage, principalement les blaireaux, ragondins et sangliers, doit être régulée afin de limiter les éventuels contacts avec les troupeaux et pour limiter les dégâts engendrés sur les cultures.
4- Lors des prophylaxies, les exploitations qui ont plus d’une centaine d’animaux sont systématiquement concernées par des cas douteux ou petits douteux tuberculose. Animaux qui sont évidemment abattus engendrant pour chaque éleveur une angoisse en attendant les résultats définitifs des analyses. Situation de stress, mais aussi bien souvent perte financière due à une période de commerce complexe. On parle souvent du bien-être animal, mais on respecte si peu le bien-être de l’éleveur !